Après les fortes pluies qui se sont abattues récemment sur la ville de Kinshasa, plusieurs quartiers se retrouvent une fois de plus sous les eaux. Des maisons détruites, des routes coupées, des familles sans abri… Le même cauchemar se répète, et les habitants n’en peuvent plus.
À Badiadingi, dans la commune de Selembao, une grande partie d’une avenue s’est effondrée. L’eau a emporté des habitations, arraché les câbles de la SNEL et brisé les conduites de la REGIDESO. En colère, les habitants ont manifesté dès les premières heures de la matinée, bloquant la route de l’UPN.

À Mont-Ngafula, dans le quartier Cebo, c’est une maison entière qui s’est écroulée à 4 heures du matin, laissant une famille sans toit.
Face à ces drames, les autorités provinciales et nationales gardent le silence, une attitude vivement dénoncée par les populations :
« Faut-il toujours se débrouiller seuls ? », lance un habitant indigné.
Chaque saison de pluie apporte son lot de catastrophes à Kinshasa : ravins, inondations, dégâts matériels, pertes en vies humaines. Et pourtant, rien ne semble véritablement changer.

Le gouverneur Daniel Bumba se retrouve désormais face à une urgence majeure. Protéger les Kinois ne peut plus être remis à plus tard. Il est temps de mettre en place une véritable politique de prévention, d’assurer un entretien régulier des infrastructures, et de déployer une équipe d’intervention rapide pour limiter les dégâts, surtout en ce mois de novembre traditionnellement marqué par de fortes pluies en RDC.
Aaron Kanku
