28 mai 2026

Vous y êtes ? Oui, nous y sommes, dixit l’élève tacheté Léopard de la République démocratique du Congo (RDC) et ses condisciples, Bolivie et Irak, barragistes également, au professeur de dictée, Monsieur Fifa. Ce, après avoir été en retard par rapport à ses 9 collègues africains déjà qualifiés pour la Coupe du monde ( Sénégal, Côte d’ Ivoire, Ghana, Cap Vert, Afrique du Sud, Égypte, Maroc, Tunisie et Algérie), une première à 48 pays et qui voit l’Afrique passer de 5 à 9 participants directs voire un dixième par les barrages.


La faute à son ami, le Sénégal dans la cour de récréation du stade des Martyrs de la “Pentecôte” (3-2) qui a vu non pas ” l’Esprit-Saint ” descendre comme c’était le cas sur les apôtres mais l’esprit de la défaite, de l’élimination avec ses effets des chaises cassées.52, de non participation, c’est aussi l’indicatif téléphonique du Mexique, tout une symbolique.

À la ligne donc, ce 31 mars 2026 après que l’élève tacheté, Léopard a pris le dessus sur ses vieux démons dans un pays où la religion mieux la religiosité rivalise d’ardeur avec les embouteillages sans précédent de la qualification au Mondial. Ce, à l’image des barrages continentaux respectivement contre les Lions domptés du Cameroun (1-0) et les Super Eagle du Nigéria déplumés 4-3 aux tirs au but après le 1-1 au temps réglementaire et aux prolongations, en novembre 2025 au Maroc.

Guadalajara, au Mexique ne va servir cette fois-ci de cadre aux gangs, narcotrafiquants pour tenter de faire leur loi mais la ville de la tequila verra une bataille âpre entre les Léopards de la RDC et les Reggae Boyz de la Jamaïque, qui sortent d’une victoire de 1-0 face aux Gombey Warriors de la Nouvelle Calédonie.

Le pays de la rumba est appelé à batailler dur, colmater les brèches en utilisant les 52 touches blanches pour un pianiste, en vue non seulement d’arracher une qualification mais aussi et surtout adoucir les mœurs, bercer les pleurs d’un peuple, 52 ans après, et même délivrer toute une nation, qui va certes parler en langues sur les réseaux sociaux.

En face se dresse, le pays du reggae, cher à l’ immense, feu Robert Nesta dit ” Bob Marley” qui a succombé en 1983. La Jamaïque voudrait renouer avec le Mondial après 1998, où il a fini 3è de son groupe: deux défaites contre tout à tour la Croatie de Davor Suker ( meilleur buteur de la compétition avec 6 buts), 3-1 puis face à l’ Argentine de Gabriel Batistuta dit ” Batigoal”, 5-0 et une victoire 2-1 devant le Japon du talentueux Hidetoshi Nakata.

   Rompre avec la malédiction du "mardi éliminé"

Le capitaine Mbemba doit faire preuve de sérénité et éviter de “chanceler” pour mener cette révolution au sein de la tanière des fauves congolais à la manière de la Révolution des oeillets en 1974 au Portugal.
Question de couper aussi les liens de tous les “mardis éliminés ” dont il a pris part avec le pasteur Florent Ibenge, le mardi 05 septembre 2017 face à la Tunisie (2-2) à Kinshasa ; le mardi 29 mars 2022 contre le Maroc (4-1) à Rabat avec le diacre Hector Cuper; le mardi 09 septembre 2025, avec l’archibishop Sébastien Desabre. S’ inspirer alors du ” jeudi etoko” ( ndlr: sur une natte pour rompre avec le mauvais sort) de l’ église Philadelphie à Kinshasa.

Du moins, quand les Léopards jouent loin du stade des Martyrs, il y a une onde positive de victoire qui règne en témoigne récemment ses deux succès en barrages intercontinentaux contre deux grandes nations du football africain. Un autre détail pour ce peuple superstitieux, ce match couperet face à la Jamaïque va débuter à 22h, le mardi et pourrait se terminer aux alentours du mercredi, une délivrance en cas de succès pour les très religieux Congolais, en prélude de la fête de Pâques qui interviendra le dimanche 05 avril.

     Un match de toute une vie et vue 

Les Congolais ont leur destin en main et doivent mouiller le maillot, ” laisser leur âme” dixit l’inamovible milieu de terrain, Samuel Moutoussamy pour cette rencontre de toute, une vie et vue” , étant donné que tous les yeux seront braqués sur ce choc qui sera dirigé par l’ arbitre central argentin Raoul Facundo Tello.

Le sélectionneur national, Sébastien Desabre doit avoir un discours fort, user de la bonne méthode dépourvue de toute pression et d’une bastonnade pour accoucher du résultat positif, loin des réalités de l’hôpital de Kinkole où les pratiques d’un médecin pour sauver la vie d’une femme après l’accouchement défraie la chronique au pays des ” niosologues”.

À 90 minutes du bonheur ou plus, les Mpasi, Tuanzebe, Bissaka, Sadiki, Mukau, Elia, Bakambu, Mayele et compagnie doivent faire preuve de la conscience et de la responsabilité pour éviter “les cauchemars de l’écrevisse ” à la marocaine, à la nation congolaise.

En référence à un conte africain où l’écrevisse est allée consulter au finish un devin nommé Malu qui, tout en interprétant les cauchemars de son hôte, a indiqué que c’est lui-même qui était le coupable de tout le malheur qui lui arrivait et non les autres comme l’écrevisse estimait.

 Le Mondial, un élément de softpower 

En d’autres termes, les Léopards sont en première ligne pour donner de la joie à tout un peuple et entrer dans l’histoire depuis 1974. Qu’à la nuit la plus longue et au petit matin du 1er avril, les Congolais voient leur qualification pas un comme un poisson d’avril, mais une réalité. Plus d’un demi-siècle, vivement une histoire en rose et non morose, partager le groupe I avec le Portugal de Cristiano Ronaldo, la Colombie et l’ Ouzbékistan : la participation à un Mondial étant une vitrine, un élément de softpower pour une nation.

C’est une sélection motivée également par des messages forts du Chef de l’ État, Félix-Antoine Tshisekedi, du ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu qui a réuni tous les anciens ministres des sports vivants. En outre, un autre message est venu de l’opposant Moïse Katumbi et autres.

Une équipe portée par un peuple qui fait chorus, et en déphasage de quelques influenceurs spirituels et aigris, politiciens qui au nom de leurs agendas cachés alimentent la polémique pour contrer l’équipe nationale. Tel, un avatar vu du côté de Monsieur Manzolo, dans la peau d’ un gourou.
Ainsi les “52 cartes” sont aux mains de Desabre pour faire sortir le joker mondialiste et entrer dans l’histoire comme le Yougoslave, Vidinic avec les Léopards sous Mobutu.

       Hosanna les fils de Desabre et vivement la mondialisation 

Ainsi des rameaux seront agités pour l’entrée triomphale du succès des fauves congolais non pas à Jérusalem comme le fils de David mais à Guadalajara pour les “fils”, poulains de Desabre. La vie se tenant à un “fil”, le chemin de la réussite est balisée pour que les Congolais chantent ” Hosanna” après cinq décennies, sur fond d’une résurrection du football congolais sur l’ échiquier mondial.

ll n’y a pas 52 solutions pour y arriver, tout passe par une victoire tant au temps réglementaire, aux prolongations voire aux tirs au but, pour atteindre ce but, de “la mondialisation” dans un pays qui lutte contre sa balkanisation dans l’ Est et de surcroît de sa soudanisation, foi de l’ancien raïs. Vivement la mention grande distinction après l’examen de l’élève tacheté, Léopard.

KGB Nesta