21 janvier 2026

Plusieurs voix au sein du Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Recherche Scientifique et Innovation (MINESU-RSI) expriment des réserves quant au mode de gestion actuel, notamment en ce qui concerne les récentes nominations dans les comités de gestion de certains établissements publics d’enseignement supérieur.

Selon des sources internes au ministère, ayant requis l’anonymat, ces nominations seraient perçues par une partie du personnel comme étant guidées davantage par des considérations relationnelles et affinitaires que par des critères strictement professionnels.

« Beaucoup estiment que certaines décisions ressemblent à un règlement de comptes à l’encontre des équipes nommées par l’ancienne administration », confie un cadre de l’ESU.

Plus de deux ans après la prise de fonctions de la ministre Marie-Thérèse Sombo Ayanne, certains agents interrogés disent peiner à identifier des réformes structurantes et ambitieuses susceptibles de dynamiser ce sous-secteur jugé stratégique.

« Nous avons le sentiment que l’énergie est davantage consacrée au remplacement des équipes héritées du passé qu’à la mise en œuvre de projets de fond », avance un autre responsable académique.

Les critiques se sont intensifiées à la suite du dernier arrêté ministériel portant nominations au sein de plusieurs institutions, notamment l’Université de Kinshasa (UNIKIN), la Haute École de Commerce (ex-ISC/Gombe), l’Institut Supérieur des Statistiques, l’UNISIC (ex-IFASIC), ainsi qu’à l’Intendance Générale de l’ESU, où l’ensemble du comité de gestion a été suspendu puis remplacé.

« Certains estiment que les procédures habituelles n’auraient pas été scrupuleusement respectées », souligne une source syndicale.

Par ailleurs, plusieurs agents du ministère déplorent ce qu’ils qualifient de manque de communication et de considération de la part de leur hiérarchie.

« Des correspondances, parfois urgentes, resteraient sans réponse », affirment-ils, évoquant un climat de malaise croissant.

Dans l’ensemble, ces témoignages traduisent un climat interne tendu, même si, à ce stade, aucune position officielle du ministère n’a été rendue publique pour répondre à ces accusations.

L’évolution de ce dossier est suivie de près par les acteurs du secteur. Dossier à suivre.

Odrad Opala Mukuna