20 janvier 2026

Les massacres causés au cours de ces cinq derniers mois dans la province du Maï-Ndombe sont attribués à la milice Mobondo occupant dans ses environs plusieurs territoires de cette province en République Démocratique Du Congo.

Face à cette situation qui touche plusieurs plans, notamment économique, sécuritaire et social, la société civile de la ville de Bandundu (Kwilu) a appelé ce mercredi 3 janvier, le Gouvernement à prendre ses responsabilités pour: « assurer la sécurité de la population victime de l’activisme de la milice Mobondo à Kwamouth dans la province voisine de Maï-Ndombe »

C’est le président de cette structure citoyenne, Clément Tayeye qui l’a fait savoir devant la presse. Cependant, les violences orchestrées par la milice Mobondo, précisément sur la Route nationale 17 (RN17) reliant la ville de Bandundu à Kinshasa en passant par celle de Kwamouth, a des impacts négatifs sur la vie quotidienne des habitants, des commerçants et des marchands qui, ne savent où s’approvisionner. Conséquence: “difficultés à trouver les produits de première nécessité” a t-il déploré

Clément Tayeye dans son allocution trouve inconcevable qu’un groupe de personnes puisse prendre en otage toute la population :

« Cette situation des Mobondo à Kwamouth, dure déjà,bientôt là deux ans. Ils sont en train de tuer les gens. Et aujourd’hui, ils ont changé de système. Ils sont en train d’empêcher les gens de venir à Bandundu. Dans ses prérogatives,le gouvernement est celui qui doit assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. Mais pourquoi est-ce qu’un petit groupe de gens peut prendre en otage toute la population et empêcher ce que les gens puissent se mouvoir. Ce n’est pas normal ! »

Par ailleurs il demande au Gouvernement de prendre en charge et de faire mention de force face à cette situation :

« Est-ce que le Gouvernement n’a pas assez d’armes pour neutraliser ces Mobondo là ? Ce n’est pas du tout normal. Je pense qu’il y a une forte complicité. Si non comment ce mutisme-là peut être expliqué ? », s’est indigné le président de la société civile de Bandundu.

De leurs côtés, les autorités locales ont suspendu déjà le trafic de passage entre cette voie après le meurtre subit par plusieurs voyageurs dans ce coin reliant diverses localités du pays qui se retrouvent actuellement en grande difficulté depuis le mois de décembre dernier.

Emerode Kamba