Dans une cérémonie symbolique, le Service national a remis ce samedi 1.000 bancs-pupitres à l’Université de Lubumbashi (UNILU), l’une des plus anciennes et importantes institutions universitaires du pays.
Produits dans le nouvel atelier du Service national à Lubumbashi, ces bancs ont été fabriqués par d’anciens « kuluna », ces jeunes longtemps associés à la violence urbaine, aujourd’hui transformés en bâtisseurs de la nation.
C’est le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national, qui a personnellement remis ce lot au recteur de l’UNILU, au nom du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. Une initiative qui vise à améliorer les conditions d’apprentissage des étudiants et symbolise la réinsertion sociale de jeunes autrefois marginalisés.

« Ce ne sont pas dix, ni cent, mais mille bancs qui sont remis à l’Université de Lubumbashi. Une première dans l’histoire de cette institution », a souligné le général Kasongo, saluant le rôle central du Service national dans la formation civique et professionnelle de la jeunesse congolaise.
Dans un moment chargé d’émotion, le public a assisté au retour de ces jeunes ex-kuluna dans leur ville, cette fois-ci sous les fanfares, les bras chargés de bancs-pupitres, symbolisant une forme de rédemption sociale.
« Ils étaient partis sous les huées, ils reviennent sous les applaudissements, avec du concret pour la société », a confié un responsable académique.
Le recteur de l’UNILU a exprimé sa gratitude envers le commandant du Service national :
« Merci au général Kasongo pour son optimisme. Il a placé la barre haut, à la hauteur de la vision du chef de l’État, qui fait du Service national une passerelle entre l’école et la société. »
De son côté, le commandant de la 22e région militaire, le général Eddy Kapend, a rendu un hommage appuyé au président Tshisekedi et à l’œuvre de redynamisation du Service national :
« Le président Félix Tshisekedi ressuscite la pensée et les actions de Mzee Laurent-Désiré Kabila. Le Service national renaît grâce à lui. »
Il a également félicité le général Kasongo, le qualifiant de « bâtisseur », et saluant sa rigueur et son engagement patriotique.

Face à certaines critiques relayées sur les réseaux sociaux, le général Kasongo a dénoncé la « désinformation » visant à discréditer le Service national, avant de rappeler la mission essentielle de cette structure rattachée à la Présidence de la République :
« Le Service national a été créé pour encadrer les jeunes, les former, les réinsérer, et les mettre au service du développement du pays. La science seule ne suffit pas. Il faut aussi une éducation civique et patriotique. »
Avec cette remise de bancs, le Service national inscrit un nouveau chapitre de son histoire dans le Grand Katanga, illustrant sa double mission : la réhabilitation sociale des jeunes et la contribution concrète à l’amélioration des infrastructures nationales.
