13 août 2026

Huit mois après la suspension de Jean-Claude Mukendi Mbiyamuenza de ses fonctions de directeur général des Lignes Maritimes Congolaises (LMC), plusieurs agents et cadres de l’entreprise disent s’interroger sur l’évolution de la société. Selon eux, cette situation aurait créé un climat d’incertitude et suscité des inquiétudes quant à la poursuite des activités de l’armement national.

Les agents qui se sont confiés à notre rédaction estiment que la gestion assurée par la direction générale intérimaire n’a pas permis, jusqu’à présent, de répondre à toutes les attentes du personnel. Ils évoquent notamment le ralentissement de plusieurs initiatives engagées avant la suspension de Jean-Claude Mukendi Mbiyamuenza.

Parmi les projets cités figurent l’acquisition de nouveaux navires, le développement du transport routier local et transfrontalier ainsi que d’autres programmes destinés à renforcer les capacités opérationnelles de l’entreprise. D’après ces sources, ces dossiers n’auraient pas connu d’avancées significatives au cours des derniers mois.

Les mêmes interlocuteurs font également état de préoccupations liées au fonctionnement interne de l’entreprise. Ils souhaitent notamment une meilleure valorisation des compétences des cadres opérationnels ainsi qu’une gouvernance favorisant une collaboration efficace entre les différents services.

S’agissant des relations avec les partenaires, plusieurs agents affirment que certains fournisseurs et prestataires attendraient encore le règlement de leurs créances, une situation qui, selon eux, pourrait avoir des répercussions sur les activités de l’entreprise.

Face à ces préoccupations, une partie des agents et cadres appelle à la réhabilitation de Jean-Claude Mukendi Mbiyamuenza. Ils estiment que son expérience et sa connaissance de l’entreprise pourraient contribuer à relancer les projets en cours et à consolider la dynamique de développement des Lignes Maritimes Congolaises.

Contactée pour recueillir sa réaction sur ces préoccupations exprimées par certains agents, la direction générale intérimaire des LMC n’avait pas encore répondu à nos sollicitations au moment de la publication de cet article.

La rédaction