8 février 2026

Après l’annonce de sa mort ce mardi 3 février 2026 par son conseiller, le parquet général de Tripoli a annoncé, ce mercredi, l’ouverture d’une enquête sur l’assassinat de Seif al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Les autorités ont confirmé qu’il a été tué par balles, comme l’avaient rapporté plusieurs médias internationaux.

« Une équipe accompagnée de médecins légistes et d’experts s’est rendue mardi à Zenten, dans l’ouest du pays, et a procédé à l’examen de la dépouille de celui qui a longtemps été considéré comme le successeur potentiel de son père. Cet examen a établi que la victime avait été mortellement atteinte par balles », indique un communiqué du procureur général.

« Le parquet a engagé une procédure pénale afin d’identifier et de retrouver les suspects », ajoute la même source, précisant qu’aucune information n’était disponible, à ce stade, concernant les funérailles de Seif al-Islam Kadhafi.

Pour l’heure, les autorités libyennes, tant à l’Est qu’à l’Ouest du pays, n’ont fait aucun commentaire officiel sur cet assassinat.

« L’élimination de Seif al-Islam à ce moment précis aura un impact significatif sur la scène politique libyenne. J’espère sincèrement que cela ne déclenchera pas une nouvelle guerre », confie Marwan Salama, ouvrier journalier.

De son côté, son avocat français, Marcel Ceccaldi, a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) que son client aurait été tué dans la maison où il résidait à Zenten par « un commando de quatre personnes », dont l’identité demeure inconnue.

Plus de dix ans après le soulèvement de 2011, soutenu par l’OTAN et ayant conduit à la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye demeure profondément divisée. Le pays est toujours partagé entre un gouvernement reconnu par l’ONU, basé à Tripoli, et une administration rivale installée dans l’Est, soutenue par le maréchal Khalifa Haftar.

Assiyah Tshamunyongue