17 décembre 2025

Le 11 février 2023, l’opération Coup de poing dirigée par le gouverneur de la ville province de Kinshasa, Gentiny Ngobila, a procédé à la démolition des constructions anarchiques le long de l’avenue de libération, ex 24 novembre, plus précisément dans le tronçon compris entre la limite du Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa (Prison Centrale) dans la commune de Selembao et l’arrêt de bus bambole dans la commune de Bandalungwa.

Près de 3 mois après le passage de cette opération d’assainissement dénommée “coup de poing”, qu’est devenue la zone dite “à exproprier” détruite par le gouvernorat de Kinshasa le long de cette avenue de libération ?

La question peut faire l’objet des recherches scientifiques. En attendant la prise en compte de cette étude par les chercheurs, sur terrain, la scène est désolante. Le constat est amère, pour une opération qui donnait l’espoir de remettre les choses dans le bon sens.
Place aux faits…

Logement des inciviques “Kuluna”

Certaines maisons voire parcelles détruites sont devenues, selon plusieurs témoignages, des domiciles des inciviques appelés communément “Kuluna”, ces derniers profitent du manque d’électricité dans leurs nouvelles habitations et le manque d’éclairage public sur le macadam pour y demeurer créant l’insécurité à des heures tardives.

Le retour et la persistance des victimes de l’opération

Aussi, certaines personnes déguerpies reviennent peu à peu pour reprendre “leurs” espaces occupés jadis, et d’autres étant restés pour prendre les dispositions afin de dégager la zone y sont encore. Comme le constate notre reporter, journaliste de Cumulard.cd descendu sur place, des clôtures en tôles peuvent s’observer.

Situation d’inconfort occasionnées par l’HVK

En démolissant ces constructions anarchiques, l’hôtel de ville de Kinshasa n’a jamais pris le soin de finir le travail entamé et de dégager la saleté occasionnée par son coup de poing. Des déchets qui se melangent désormais avec les eaux des pluies déjà refoulées par les caniveaux pleins et bouchés empêchant l’écoulement paisible et détruisant la chaussée.

Sur ce tronçon, pas de lumière, pas d’éclairage public, des caniveaux bouchés, routes pour piétons dans l’ensemble impraticables, de l’eau départ et d’autre, des marchés pirates et/ou petits commerces, des maisons démolies en partie, etc… L’hôtel de ville de Kinshasa a du pain sur la planche.

Difficile de passer à pied aisément de ce côté et impossible d’y être sans entendre cités les noms des autorités tant de l’exécutif provincial que national ou encore la désolation de la population. Ceci ressemble à un calvaire vécu par les usagés de cette route et habitants de ce coin, car à côté, la situation du macadam reste à désirer.

La rédaction