18 janvier 2026

Place commerciale dans la commune de Ngaliema après la pluie torrentielle du jeudi 1er mai

Un seul maître mot à Kinshasa après la pluie diluvienne qui s’est abattue, ce jeudi 1er mai en début de soirée. Horreur avec H majuscule. De la Place Commerciale, à Macampagne dans la commune de Ngaliema, du quartier Kilimani à Kintambo, en passant par le quartier Lubudi dans la commune de Bandalugwa, de Ngiri-Ngiri vers Saïo, que de graves dégâts : parcelles submergées, murs écroulés, des habitants frappés de stupeur en fuite. Des témoignages fusent de partout dans cette ville de plus de 15 millions d’habitants où des constructions anarchiques pilulent et sont principalement à la base des scènes apocalyptiques.

“Après la pluie, c’est le beau temps”, dit-on. Ce proverbe contraste avec la réalité à Kinshasa. C’est plutôt le sale temps dans cette agglomération dirigée par le gouverneur Daniel Bumba depuis maintenant jour pour jour une année. Une réponse ferme de la nature à l’homme du 24 avril 2024 qui a laissé entendre que ” la pluie l’énerve“.

Cette pluie qui s’est invitée sur l’ex-Léopoldville en est une illustration de trop. Il y a même overdose en la matière.

Cette intempérie qui s’est déversée sur les quartiers de Kinshasa a causé d’innombrables dégâts matériels sans précédent et ça craint qu’il puisse avoir quelques pertes en vies humaines.

Place commerciale dans la commune de Ngaliema après la pluie torrentielle du jeudi 1er mai

” Les murs de nos voisins sont tombés lors de cette pluie abondante. C’est horrible ces images. Heureusement qu’il n y a pas de pertes en vies humaines”, a témoigné Paguy, un jeune homme habitant la place Commerciale.

    Des fuites en cascade

À Kintambo vers le site qu’on appelle Ngunda traversé par une partie de la rivière Lubudi et situé entre le Complexe scolaire Zuza et le Collège Frère Alingba, a pris l’eau. Des familles entières sont dépassées par les événements et ont pris fuite.

Même son de cloche au quartier Kilimani aux avenues Kwamouth, Loadi, Banana et Vivi situées pas trop loin de la rivière Lubudi. C’est la catastrophe sur fond des eaux.

” Nous sommes victimes cette fois-ci. Nous avons tout perdu. Maman s’est cachée au plafond. Elle était avec un neveu et des cousins. Je suis chez autrui je retiens mes larmes mais c’est plus fort que moi. Je prie seulement qu’ils trouvent un moyen de quitter le lieu pour passer nuit même ailleurs comme ça dans la journée nous reviendrons récupérer ce qu’il faudra”, a indiqué une jeune femme la vingtaine révolue et qui a requis l’anonymat.

      Le quartier Lubudi frappé de plein fouet 

Cette pluie dévastatrice a posé ses tentacules également au niveau de Bandalugwa. Cette municipalité surnommée” Paris” a été illuminée en eau profonde. Que des familles dépassées par des inondations.

” Chez nous, l’eau est arrivée jusqu’ au niveau de la parcelle mais heureusement pas dans la maison. J’étais très inquiet. Plusieurs personnes ont été frappées de plein fouet par la pluie. L’ eau a pris le chemin des salons et des chambres”, a fait savoir Joël Kunga habitant sur l’avenue Luozi au quartier Lubudi situé juste en face de Jamaïque. Les avenues environnantes à savoir Ngombe, Ngafula, Swala et Mbekana ont subi également de lourdes conséquences de cette pluie vespérale.

Pareil à Ngiri-Ngiri où Joyce Maboko a affirmé que ” le mur de la parcelle est tombé, secoué par de vents violents et elle n’avait pas de choix que d’évacuer de l’eau pour éviter le pire”.

Le mois d’avril est réputé pluvieux en RDC. Selon plusieurs experts, des pluies torrentielles doivent s’abattre dans la capitale. Cependant, Kinshasa fait face à des constructions anarchiques ça et là facilitant ainsi des inondations.
Il y a quelques jours, l’autorité urbaine a ordonné la démolition des constructions anarchiques à Kintambo-Magasin au site de l’Office national de transport ( Onatra).

Nesta KGB