10 février 2026

L’ancien député national Gaël Bussa tire la sonnette d’alarme face à la multiplication des abus liés à la gestion des fourrières et des opérations de remorquage à Kinshasa. Dans une publication sur son compte X (ex-Twitter), l’élu honoraire a exprimé son indignation après avoir été témoin d’une scène qu’il qualifie de préoccupante.

Selon lui, la situation est devenue un véritable « casse-tête » pour les automobilistes de la capitale. « Si l’État n’intervient pas tôt, les conséquences seront désastreuses », avertit-il.

Gaël Bussa dénonce un paradoxe : dans une ville qui ne dispose pas de parkings publics officiellement reconnus, les véhicules des particuliers sont régulièrement enlevés sous prétexte de mauvais stationnement. « L’État autorise la construction d’écoles, de magasins, de supermarchés, sans vérifier s’il y a des parkings. Même là où certains parkings existent, des équipes de remorquage viennent quand même saisir des voitures », déplore-t-il.

Cette pratique, selon lui, touche toutes les catégories de citoyens. Parents venus chercher leurs enfants à l’école, malades en quête de soins ou encore travailleurs épuisés après leur journée : beaucoup découvrent que leur voiture a été embarquée, souvent au moment le plus inopportun.

Le député honoraire met également en lumière les coûts jugés excessifs imposés pour récupérer les véhicules, ainsi que les dommages fréquents causés par ces interventions. Pneus abîmés, pièces cassées ou carrosseries rayées seraient devenus monnaie courante, aggravant encore la colère des automobilistes.

À cela s’ajoute le comportement décrié de certains agents en charge de ces opérations. Gaël Bussa évoque un « langage agressif, insultes, menaces, parfois même bousculades et bagarres », qui alimentent un climat de méfiance et de frustration dans la population.

Face à ce constat, l’ancien député appelle les autorités de Kinshasa à réagir rapidement pour éviter une escalade. « Cette situation nécessite une intervention urgente de l’autorité provinciale », insiste-t-il, rappelant que la régulation des fourrières et des stationnements doit être repensée dans l’intérêt des citoyens.

La sortie de Gaël Bussa relance ainsi le débat sur la gouvernance urbaine à Kinshasa, où la gestion des espaces publics et la mobilité demeurent des défis majeurs.

La rédaction