“African Wildlife Foundation” en collaboration avec “l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature” ont organisé pendant cinq jours, soit du 06 au 10 mars 2023, un atelier de formation sur l’identification des espèces et les droits humains. L’hôtel Belle vie à Kinshasa sert de cadre à cette formation.
C’est dans le souci de mieux outiller les acteurs phares évoluant dans le domaine de la conservation de la nature et des espèces fauniques que cette fois-ci, AWF a ciblé les forces de l’ordre travaillant dans les aéroports et les ports de la RDC. L’objectif de cet atelier est d’améliorer l’identification des espèces et faiblesses du système de justice pénale et au moyen de remédier à ses faiblesses par la compréhension de la loi, la compréhension de la nature et de l’étendue de la criminalité, le traitement approprié des preuves et la présentation des preuves au tribunal.
Signalons que cette formation est financée par le Bureau américain des affaires internationales de stupéfiants et d’application de la loi (INL), qui tient à ce que les participants ciblés, entre autres les forces de l’ordre travaillant dans tous les aéroports et les ports de la République Démocratique du Congo, parviennent à très bien identifier des espèces et de remédier aux faiblesses du système de justice pénale.

À partir de juillet 2022, le nombre d’incidents de braconnage en République Démocratique du Congo a commencé à augmenter, suscitant une grande inquiétude tant au niveau régional qu’international. Les parcs nationaux faisaient partie des zones de conservation touchées.
“Recourir à une formation pour stopper ou freiner le trafic des produits fauniques et une vigilance accrue dans les aéroports et les ports est donc l’objectif recherché ” , a expliqué Me Joe Kasongo, l’un des formateurs.
Et d’ajouter : “un agent travaillant à l’aéroport ou au port, doit maîtriser les notions sur la criminalité faunique, la politique et législation de la faune, faire une enquête sur la criminalité liée aux espèces sauvages, maîtriser les méthodes d’identification des espèces, identifier les espèces et les spécimens couramment victimes de trafic, modus operandi de la traite et enfin maîtriser le traitement des preuves”
Cependant, indique-t-on, le commerce illicite des espèces sauvages ne cesse de constituer une menace immédiate pour les espèces clées de l’Afrique.
Les formateurs ont aussi rappelé comme lors de la dernière formation que, d’importants produits fauniques saisis à l’extérieur du pays, très souvent, proviennent de la RDC. D’où la nécessité de déplorer une certaine léthargie de la part de nos forces de l’ordre commis aux aéroports et ports.
Baby Mosha
