Kinshasa, RDC – La chanteuse congolaise Déborah Tshimpaka Mulanga, connue sous le nom de scène Rebo Tchulo, a été condamnée ce jeudi par le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema à 12 mois de servitude pénale principale, assortis d’un sursis de 24 mois.
Poursuivie pour incitation de militaires à commettre des actes contraires à la loi et à la discipline des FARDC, l’artiste ne devra pas purger sa peine en prison. La décision ne prévoit également aucune amende à son encontre.
Selon son avocat, Maître Kabengela Ilunga Jean-Marie, cette condamnation permet à sa cliente de recouvrer sa pleine liberté de mouvement et de reprendre ses activités artistiques.
Dans le même dossier, l’État congolais a été condamné à verser 20 000 dollars américains de dommages et intérêts à Platini Sadisa Kasaï, présenté comme la victime des sévices ayant conduit à l’ouverture de cette procédure.
Une affaire remontant à avril 2026
L’affaire avait éclaté en avril 2026, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant un homme violemment frappé par des militaires dans la résidence de Rebo Tchulo, à Kinshasa.
La victime, Platini Sadisa Kasaï, aurait été soupçonnée par la chanteuse d’avoir commis un vol. Les circonstances exactes des violences ainsi que le rôle attribué à Rebo Tchulo ont constitué l’un des principaux enjeux du procès.
Outre la chanteuse, treize militaires étaient également concernés par la procédure. Ils étaient notamment poursuivis pour des faits présumés de torture, d’extorsion, de concussion et de violation des consignes militaires.
Ainsi, si Rebo Tchulo échappe à l’incarcération grâce au sursis prononcé par le tribunal, sa condamnation constitue néanmoins une décision judiciaire qui aura des conséquences sur sa situation pénale.
La rédaction
