29 août 2026

L’affaire Willy Leyiba connaît un nouveau développement. Le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Shabani Lukoo Bihango, a ordonné l’ouverture d’une action disciplinaire, suivie d’une suspension préventive du bourgmestre de la commune de Ngaba, Aimé Francis Lolinga.

Dans un message officiel référencé N°25/CAB/VPM/MININTERSEDECAC/SLBJ/NLJM343/2026, le ministère évoque des « manquements graves dans l’exercice de ses fonctions », sans préciser davantage les faits reprochés à l’autorité communale.

Cette décision intervient quelques jours après la diffusion d’une vidéo montrant l’interpellation du conseiller communal Willy Leyiba alors qu’il effectuait, selon les éléments rapportés, une mission de contrôle. L’élu affirmait agir dans le cadre de ses fonctions et disposer d’un ordre de mission délivré par le Conseil communal de Ngaba.

Le contrôle portait notamment sur les fiches de prospection parcellaire vendues à la population et sur les montants exigés, certains étant présentés comme différents de ceux fixés par le Conseil communal. La question de la traçabilité des recettes avait également été soulevée.

L’affaire avait suscité un débat sur les rapports entre le bourgmestre et le Conseil communal, notamment sur les prérogatives de contrôle des conseillers communaux et le respect des compétences de chaque organe.

La suspension d’Aimé Francis Lolinga étant une mesure conservatoire, elle ne constitue pas une condamnation définitive. La procédure disciplinaire devra désormais permettre d’établir les faits, de déterminer les responsabilités éventuelles et de vérifier la conformité des actes posés avec les textes en vigueur.

Au-delà du cas de Ngaba, cette affaire relance le débat sur la gouvernance locale et la nécessité de garantir le respect des mécanismes de contrôle, la transparence dans la gestion des ressources publiques et la redevabilité des autorités.