Le monde célèbre chaque 31 mai, la Journée Mondiale Sans Tabac (JMST). À cette occasion , le Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévention à travers son vice ministre, Docteur Serge Holenn a dans un message Publique de ce même jour, invité les agriculteurs et cultivateurs de tabac à répondre à l’initiative “fermes sans tabac” qui vise à créer un écosystème de production et de commercialisation agricoles qui aide à passer de la culture du tabac à d’autres sources de revenus sains.
Dans son speech, le vice-ministre de la santé a, signifié que pour cette année, la journée est célébrée sous le thème : « Tabac-Les populations ont besoin de nourriture, pas de tabac », où l’OMS a invité la communauté à réfléchir sur ce thème.
“…Le tabac est cité parmi les facteurs de risque qui favorisent la pauvreté en raison des répercussions sanitaires, environnementales et sociales qui ont souvent une incidence défavorable sur l’économie. Sa culture nuit à l’environnement par l’usage intensif de pesticides et des engrais chimiques, la déforestation et la perte de biodiversité.” a-t-il insisté
Le Dr Serge Holenn a rappelé qu’ actuellement, le tabac est cultivé dans plus de 125 pays comme culture commerciale, sur une superficie estimée à 4 millions d’hectares.
Et Selon l’OMS, 349 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë dans le monde, répartie dans 79 pays, le plus souvent à revenu faible ou intermédiaire, dont plus de 30 pays africains, qui ont un point commun, de consacrer de vastes terres fertiles à la culture du tabac plutôt que des aliments sains.
Le Ministère de santé note que sur l’ensemble du territoire national, plusieurs vastes hectares sont utilisés pour la culture du tabac en particulier dans les provinces du Lualaba, du Kasaï Oriental, du Haut-Uélé et de l’Equateur.
Les cultivateurs du tabac et leurs familles présentent un risque plus élevé suite à l’exposition à la nicotine et aux produits chimiques (pesticides et engrais), de contracter la Maladie du tabac vert et de développer les maladies pulmonaires chroniques.
“La culture du tabac est une culture à forte intensité de main-d’œuvre qui prend jusqu’à 9 mois pour parvenir à maturité; il est donc difficile pour les petits agriculteurs d’avoir des cultures vivrières durant la même année. En rapport avec la sécurité alimentaire et la nutrition, la culture du tabac dégrade les terres de qualité qui sont rares et menace le choix de cultures de remplacement.” explique-t-il
Pour lui, face à cette situation inquiétante, le Gouvernement, a pris l’option, à travers le Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévention, de mobiliser tous les moyens disponibles en vue de combattre efficacement cette tragédie provoquée par la culture de tabac en accélérant la mise en œuvre de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac et des directives pour leur application sous l’ère de la Couverture Santé Universelle.
Jolga Luvundisakio
