Le climat se tend sérieusement entre la FECOFA et le FC Les Aigles du Congo, après un échange de correspondances officielles particulièrement virulent. Au centre de cette confrontation : la gestion d’un dossier impliquant Chadrack Bingi Belo et le TP Mazembe, qui a mis en lumière de profondes divergences entre la fédération et le club dirigé par Vidiye Tshimanga.
Dans une lettre datée du 23 juillet 2026, la FECOFA accuse le président des Aigles du Congo d’avoir adopté un comportement jugé contraire aux règles de bonne gouvernance. L’instance évoque notamment des démarches répétées assimilées à du harcèlement administratif ainsi que des tentatives d’intimidation dans une affaire pourtant du ressort exclusif de la LINAFOOT.
S’appuyant sur l’article 23 de ses statuts, la fédération rappelle avec fermeté le principe d’indépendance des organes juridictionnels vis-à-vis de l’exécutif. Elle met en garde contre toute ingérence et prévient que des sanctions pourraient être envisagées en cas de non-respect des règles établies. « Le temps des intimidations dans le football doit se terminer », martèle la FECOFA dans son courrier.
La réaction du FC Les Aigles du Congo ne s’est pas fait attendre. Dans une réponse datée du 25 juillet 2026, Vidiye Tshimanga rejette en bloc les accusations portées contre lui et son club. Il affirme avoir agi dans un cadre strictement légal, motivé par la nécessité de défendre les intérêts de son équipe face à ce qu’il considère comme un manque de communication de la part de la fédération.
Dans un ton ferme, le président des Aigles du Congo conteste la qualification de harcèlement et dénonce des pressions injustifiées. « Aucune intimidation ne fera taire les Aigles du Congo », affirme-t-il, tout en rappelant que son club ne fait que revendiquer ses droits dans le respect des règlements en vigueur.
Plus offensif encore, le dirigeant met en cause la gouvernance de la FECOFA, évoquant des « dénis de droit » et des pratiques incompatibles avec une gestion impartiale du football. Il n’exclut pas de porter l’affaire devant les instances compétentes si les menaces évoquées par la fédération venaient à se concrétiser.
Ce bras de fer met en lumière des tensions structurelles au sein du football congolais, entre exigence de discipline institutionnelle et revendication de transparence par les clubs. Alors que la situation reste pour l’instant figée, cette escalade verbale pourrait avoir des répercussions importantes sur l’équilibre du football en République démocratique du Congo.
Jolga Luvundisakio
