Samedi 9 août, la Cité de l’Union africaine à Kinshasa a été le théâtre d’un incident inattendu impliquant Freddy L’Akombo, président de la Fédération de karaté du Congo. Ce dernier a été interpellé pendant près de trois heures par les services de sécurité pour avoir troublé l’ordre public, à l’issue d’une réception organisée par le président de la République, Félix Tshisekedi.
Une cérémonie de récompenses ternie
La réception avait pour but d’honorer les athlètes congolais récemment médaillés lors des compétitions continentales. Conformément aux instructions du chef de l’État, chaque sportif a reçu une enveloppe de 6 000 dollars américains, tandis que les encadreurs et responsables, dont Freddy L’Akombo, se sont vus attribuer 5 000 dollars chacun, en reconnaissance de leur rôle d’accompagnement.
Cependant, alors que la remise aux athlètes se déroulait dans la salle principale, M. L’Akombo aurait élevé la voix et exigé d’y entrer, malgré l’organisation prévue : les athlètes d’abord, les encadreurs ensuite. Ses cris ont provoqué un moment de confusion et nécessité l’intervention des forces de sécurité, qui l’ont conduit hors de la salle.
Réactions et appels aux sanctions
Dans les milieux du sport comme dans certains cercles politiques, cet épisode est largement commenté. Plusieurs voix dénoncent le comportement du président de la Fédération de karaté, le qualifiant d’« indiscipliné » et « incivique », et appellent à des sanctions exemplaires.
« Ce genre d’attitude jette une ombre sur l’image du sport congolais, surtout au moment où le pays essaie de valoriser ses champions », confie un proche du dossier.
Un révélateur des tensions dans la gestion sportive
L’affaire L’Akombo met en lumière les tensions persistantes autour de la gouvernance sportive en RDC. Alors que les athlètes, souvent confrontés à un manque de moyens et de reconnaissance, commencent à bénéficier d’un soutien accru de la part des autorités, certains dirigeants sont accusés de chercher à tirer la couverture à eux.
Jusqu’ici, ni la Fédération de karaté du Congo, ni le ministère des Sports n’ont officiellement réagi. Mais pour beaucoup d’observateurs, cet incident illustre la nécessité d’instaurer plus de discipline, de transparence et de respect dans la gestion des instances sportives nationales.
avec AfricaNews
