8 mars 2026

Le président de la République démocratique du Congo ( RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé dans la soirée du vendredi 13 février à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, pour participer à la 39ᵉ session ordinaire de l’Assemblée des chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine (UA), qui se tient les 14 et 15 février 2026.

Cette rencontre continentale organisée au siège de l’UA, est placée sous le thème « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », reflétant l’importance de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement comme fondements du développement durable en Afrique.

Au-delà des enjeux liés à l’eau et à l’assainissement, cette session se déroule dans un contexte marqué par des défis majeurs de paix et de sécurité, notamment l’insécurité alimentaire, les crises régionales persistantes et les tensions dans l’Est de la RDC. Plusieurs dirigeants africains ont déjà fait le déplacement à Addis-Abeba, signe d’une volonté partagée de trouver des solutions continentales aux problèmes structurels qui pèsent sur l’Afrique.

Pour la RDC, dont le potentiel hydrique représente une part importante des ressources d’eau douce du continent, ce sommet est aussi une tribune diplomatique stratégique. Kinshasa entend plaider pour le respect des principes fondateurs de l’UA, la souveraineté, l’intégrité territoriale et le règlement pacifique des différends, tout en promouvant des partenariats équilibrés et l’intégration régionale comme leviers de stabilité et de prospérité partagée.

L’événement coïncide avec des évolutions institutionnelles importantes. La transmission de la présidence tournante de l’UA du Président angolais João Lourenço au Président burundais Évariste Ndayishimiye pour l’année 2026, soulignant le renouvellement de la coopération politique au plus haut niveau.

Alors que la RDC siège simultanément au Conseil de sécurité des Nations unies en tant que membre non permanent et au Conseil de paix et de sécurité de l’UA, ce sommet africain représente un moment diplomatique crucial pour renforcer la voix de Kinshasa dans les débats sur les grandes questions de sécurité, de développement et de gouvernance continentaux.

Nervy Kadiebue