Les Léopards ayant appris de leurs erreurs doivent mouiller le maillot pour qualifier la RDC au Mondial, cinquante-deux ans après.
C’est officiel ! Le tirage au sort des barrages intercontinentaux de la Coupe du monde États-Unis d’Amérique, Canada et Mexique 2026 a livré ses secrets à Zurich en Suisse, le jeudi 20 novembre. Les Léopards de la République démocratique du Congo ( RDC) exemptés du 1er grâce à 4 places gagnées au classement de la Fédération internationale de football association (Fifa), 56è au monde actuellement, vont se griffer en finale au vainqueur du match Jamaïque (70è)-Nouvelle Calédonie (149è) au monde, le 31 mars de l’année prochaine. Ces barrages sonnent comme une cloche d’avertissement au capricieux élève “Léopard ” qui est appelé à être consciencieux et studieux, afin de bien réviser ses notes et réussir son examen de repêchage, au Mexique.
Ce, loin de son local tumultueux et périlleux du stade des Martyrs de la Pentecôte de Kinshasa avec ses plus de 80.000 condisciples qui l’aiment tant mais qui sont dérangeants, bavards comme une pie, voire casseurs de chaises comme en témoigne des épreuves de fin d’année concernant les cours de base de Tunisie en 2017 (2-2) sous le précepteur Florent Ibenge, du Maroc (1-1) sous la direction du maître Hector Cuper en 2022 et récemment du Sénégal (3-2) en 2025 avec l’enseignant Sébastien Desabre.
C’est tout le peuple congolais galvanisé, sublimé voire passionné qui attendait ce tirage au sort, fort de la qualification épique de leur équipe dans le cadre des barrages continentaux. Battre dans la savane africaine respectivement les Lions indomptables du Cameroun dans un match officiel en brisant le signe indien depuis 1998 et les Super Eagles du Nigeria, l’une des bêtes noires du Congo avec sa ligne offensive redoutable amenée par Victor Osimhen.
Les fauves via leur flair à l’image du conte : “Le léopard et le gorille” puisé dans la sagesse africaine doivent contourner ce piège tendu par la Zone de la Confédération d’Amérique du Nord centrale et caraïbes (Concacaf), la Jamaïque ou la Zone Océanie ( AFC) avec la Nouvelle-Calédonie, dans un match où ça passe ou ça casse.
De surcroît où chaque adversaire joue le tout pour tout en vue d’arracher le sésame pour le Mondial, la compétition des nations la plus prestigieuse dans la planète football.
Un match crucial et vital
Aucune équipe ne viendra en victime expiatoire quand bien même la RDC est devant au classement Fifa. Certes c’est un indice mais ce n’est pas une garantie d’un succès en amont. Il faudrait batailler dur. Pour preuve, les cas du Cameroun et du Nigeria sont éloquents, les deux sélections étaient devant le pays de Shabani Nonda au classement Fifa, mais ils ont été éliminés.
L’ équipe estampillée +243 est appelée à mouiller une fois de plus le maillot pour offrir à des millions de Congolais au pays et disséminés dans le monde, une qualification à la Coupe du monde, cinquante deux ans après soit plus d’un demi-siècle, le capitaine Chancel Mbemba dit “demi-dieu” et ses coéquipiers savent à quoi s’attendre, une rencontre cruciale et de toute une vie.
Vivement une Can réussie
Tout passe par une Coupe d’Afrique des nations (Can) prévue du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 réussie au Maroc en atteignant au moins les demi-finales, pourquoi pas la finale, ou même gagner le tournoi, “l’appétit vient en mangeant” dit-on. Le patron du staff technique doit apprendre de ses erreurs, colmater les brèches, chercher la bonne recette pour que la RDC soit une équipe aguerrie sur le continent africain.
En effet, en matière de talents ici et ailleurs, il y a “overdose” pour ce pays de plus de 100 millions d’habitants, situé au coeur de l’Afrique, ce n’est pas un secret de polichinelle. Ce n’est pas la légende Samuel Eto’o et l’ancien sélectionneur camerounais et congolais, Claude le Roy qui vont “nager à contre courant” de cette affirmation évoquée supra dans le pays du “fleuve Congo”.
Il y a un temps pour tout dit “Ecclésiaste”, il est temps pour le Congo, pays chevillé à “la religion” mieux à la religiosité, de signer son come back au Mondial, au moment où cette équipe nationale portée par tout un peuple s’apprécie comme le franc congolais sur le marché.
“Les Congolais d’un certain âge” en 1974 ont vu des légendes comme Ndaye, Kakoko, Kibonge, Kidumu, Lobilo, Mwepu, Bwanga etc… maintenant “les Congolais d’un âge certain” c’est-à-dire des années 80,90, 2000 tiennent mordicus à voir la génération Mbemba, Bakambu, Mayele, Elia, Sadiki, Bissaka, Mukau, Mpasi, Fayulu et patin coffin, de jouer la Coupe du monde. Ce n’est pas sorcier pour y arriver. Il faudrait du travail, la concentration, la motivation, l’organisation, le sérieux.
Cap Vert, Curaçao, Haïti, Panama présents, et pourquoi pas le Congo
52 ans après, Haïti participe à la Coupe du monde, le Cap Vert a réussi son ticket pour la première fois. Il sied de souligner que Curaçao (non loin du Venezuela) avec ses 156.000 habitants , une nation des Caraïbes que beaucoup de gens auront du mal à situer dans la carte a validé son ticket; le Panama sera de la partie pour la deuxième fois après 2018 en Russie, la Norvège d’Erling Haaland signe son retour après 1998 en France.
En mille mots ou un seul mot, la RDC peut également se qualifier pour cette grand-messe du football mondial en 2026. Cette gâchette du revolver Congo est prête à fonctionner de nouveau. Aux armes citoyens, dressons nos fronts, longtemps courbés.
Le taux de participation au Mondial ne s’élève pas à 22 comme c’est le cas du taux du franc congolais actuellement à la “Cité” comme disent les Kinois mais à 52. Vivement une qualification, 52 ans après. Tout passe par “la Cité des Aztèques” au Mexique au mois de mars (le 31), celui dédié aux femmes, dimanche 08 mars 2016 rappelant le sacre au Chan au Rwanda, clin d’oeil à l’Immense chanteuse Marie Misamu dans le monde de l’au-delà.
KGB/Batok’s
