10 février 2026

Kinshasa a été le théâtre d’un moment fort en engagement et en humanité, le jeudi 28 août. Au Fleuve Congo Hôtel, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya Tanda, a procédé au lancement officiel du programme conjoint d’assistance aux victimes de violences sexuelles et de crimes graves perpétrés dans les provinces meurtries du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Ce programme d’envergure, soutenu par une enveloppe de 12.034 067 dollars américains mobilisés par le Fonarev, s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de justice réparatrice. Il vise à apporter une réponse intégrée psychosociale, médicale, juridique et économique aux survivants des atrocités liées aux conflits armés qui continuent de ravager l’Est de la République démocratique du Congo ( RDC).

Dans son allocution, le ministre Samuel Mbemba a tenu à saluer l’engagement sans faille du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour la défense des droits humains et le renforcement de la justice réparatrice en RDC. Il a également adressé ses hommages à la Première ministre Judith Suminwa, avant d’appeler les équipes de mise en œuvre à rester fidèles au mandat du Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et d’autres crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité ( Fonarev) : replacer la victime au cœur de l’action, prévenir la récurrence des violences et favoriser une paix durable à travers le relèvement des communautés affectées.

La réunion du comité de pilotage, composé du Fonravev du Fonds des nations unies pour la population ( UNFPA) et des agences onusiennes partenaires, a été l’occasion d’adopter le plan trimestriel d’activités du programme. Cette étape stratégique ouvre la voie à la concrétisation des interventions sur le terrain, dans une dynamique de coordination efficace et de résultats mesurables.

Un pas significatif vers la résilience

Par cette initiative, l’État congolais renforce son arsenal de réponses face aux conséquences humanitaires et sociales des conflits armés. Il s’agit là d’un signal fort en faveur de la dignité, de la réparation et de la reconstruction individuelle et collective dans des régions trop longtemps frappées par la violence.

Emerode Kamba