29 août 2026

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a repris ses opérations de distribution de vivres et de semences dans l’Est de la RDC, malgré la maladie à virus Ebola et les conflits persistants de l’AFC/M23. Plus de 80.000 personnes dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu se sont vues assister.

Après l’interruption suite à Ebola qui a posé ses tentacules depuis mi-mai, le CICR via un communiqué rendu public, indique avoir travaillé avec les équipes locales de la Croix-Rouge pour poursuivre les distributions.

Du moins, le nombre de personnes invitées au quotidien a été réduit de moitié afin de maintenir une distanciation physique adéquate.
En outre, une sensibilisation accrue a été effective avec les différentes autorités sanitaires locales.

La mise en œuvre des programmes humanitaires dans l’Est de la RDC est actuellement difficile en raison de l’épidémie d’Ebola. Notre priorité est de trouver un équilibre : nous devons poursuivre les activités vitales et respecter les mesures sanitaires afin de pouvoir apporter une aide essentielle aux familles qui ont déjà beaucoup souffert“, a fait savoir, Abdoule Karim Diomande, chef des programmes du CICR en RDC.

  1. 000 personnes, dont plus de 13. 300 personnes déplacées, rapatriées et familles d’accueil, ont reçu différents types d’assistance en fonction de leur statut et de leur situation.

Selon le document officiel, en Ituri, 4. 350 familles ont bénéficié d’une aide. En revanche dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ce nombre s’élevait respectivement à 3 724 et 5 265 familles.

Maïs, haricot, arachide et boutures de manioc

Cette aide agricole est constituée des semences de cultures vivrières telles que le maïs, les haricots et les arachides, ainsi que des boutures de manioc.

Hormis, il y a des semences de légumes, notamment de l’amarante, du chou et de l’aubergine, ainsi que du matériel agricole et des denrées alimentaires. Des articles ménagers de première nécessité, entre autres des couvertures et des ustensiles de cuisine, leur ont également été distribués.

Cette aide permettra à des milliers de familles de subvenir à leurs besoins immédiats, de relancer leur production agricole et de reconstruire leurs moyens de subsistance” a affirmé Abdoule Karim Diomande.

Les conflits armés et autres violences dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ont entraîné des déplacements répétés de populations et aggravé l’insécurité alimentaire.

Plusieurs familles ont dû abandonner leurs champs situés loin de leurs domiciles au profit d’une agriculture de subsistance à proximité de leurs habitations.

Cette situation a réduit la superficie totale cultivée et entraîné une baisse de la production agricole, limitant ainsi la disponibilité des denrées alimentaires sur les marchés.

Selon le Cadre intégré de classification des phases de la sécurité alimentaire (IPC), entre janvier et juin 2026, plus de 8,6 millions de personnes dans ces trois provinces étaient confrontées à une insécurité alimentaire aiguë.

Limiter l’impact des opérations militaires sur les populations civiles

Mettre les bouchées doubles pour réduire les risques de faim et de malnutrition mais aussi limiter l’impact des opérations militaires sur les populations civiles.

Suspendre les activités d’assistance pendant une période prolongée pourrait accroître les risques de faim et de malnutrition pour les populations et nuire à leurs moyens de subsistance. Il est primordial que toutes les parties au conflit prennent toutes les mesures possibles pour limiter l’impact des opérations militaires sur les populations civiles, notamment pour prévenir les déplacements forcés, et qu’elles facilitent également l’acheminement rapide et sans entrave de l’aide humanitaire aux personnes touchées “, a déclaré Abdoule Karim Diomande.

Cette reprise de l’assistance humanitaire intervient dans un contexte particulièrement difficile dans la partie orientale de la RDC marqué par la persistance des violences armées, les déplacements de populations et l’épidémie d’Ebola.

Il sied de noter que dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, l’insécurité continue de perturber l’accès des populations aux terres agricoles, aux marchés et aux autres moyens essentiels de subsistance.

KGB Nesta