29 août 2026

À l’approche des 100 jours depuis la déclaration de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, Médecins Sans Frontières (MSF) alerte sur une propagation toujours inquiétante de la maladie. Selon les autorités sanitaires, plus de 5 000 cas confirmés et plus de 2 300 décès avaient été recensés au 16 août.

Pour MSF, la réponse actuelle peine à suivre le rythme de propagation du virus. L’organisation appelle à renforcer le dépistage précoce, l’isolement sécurisé des malades et de leurs contacts, ainsi que les mesures de prévention et de contrôle des infections au sein des communautés.

L’organisation souligne que plus de 60 % des décès liés à Ebola sont survenus en dehors des centres de traitement, souvent au domicile des patients ou dans leurs communautés. Une situation qui, selon MSF, favorise la transmission du virus avant même que les cas ne soient identifiés.

L’épicentre de l’épidémie reste situé en Ituri, mais la maladie gagne également du terrain dans d’autres provinces, notamment au Nord-Kivu. MSF appelle à renforcer la formation des professionnels de santé dans les zones qui disposent de peu d’expérience dans la prise en charge d’Ebola.

Dans le camp de déplacés de Rho, près de Drodro, les responsables communautaires collaborent avec MSF pour sensibiliser la population, encourager le dépistage et orienter rapidement les personnes présentant des symptômes vers les structures de soins. Pour l’organisation, l’implication des communautés est indispensable pour contenir l’épidémie.

Présente en Ituri, au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, dans la Tshopo et le Haut-Uélé, MSF mobilise plus de 1 400 membres du personnel et gère six centres de traitement Ebola. L’organisation appelle les autorités sanitaires et les partenaires humanitaires à intensifier leurs efforts afin de rapprocher les soins des populations et réduire la mortalité.