10 juin 2026

‎À l’approche des élections au sein de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), l’honorable Guy Mafuta, président de l’AC Dibumba, a profité de son passage dans l’émission « L’Heure Politique » le 24 avril dernier pour définir les critères essentiels du futur patron du football congolais.



‎Cette sortie médiatique donne le ton d’un scrutin décisif. En tant que dirigeant de club et acteur de premier plan, Guy Mafuta porte un regard critique sur un football national en quête de renouveau.

La vigilance des clubs comme boussole

‎Interrogé sur le profil des postulants, le député national a tenu à rassurer sur l’implication des sociétaires :
« Mais on n’a pas un dirigeant qui a postulé. Peut-être que nous sommes encore en train de voir ce que nous avons produit comme structuration nouvelle de la fédération se mettre en place. Mais nous n’allons pas laisser faire les choses comme ça, nous suivons de près. »

Gestion vs Célébrité : Le recadrage de Mafuta

‎Face aux courants d’opinion préconisant l’élection d’un ancien footballeur à la tête de la FECOFA, Guy Mafuta a apporté une mise au point sans équivoque :
« Nous avons vu des candidats, il y en a neuf au total. Mais là, il s’agit de la gestion. La gestion est différente du fait de jouer au football, du fait d’être très connu. La gestion, c’est autre chose. »

‎Il a ensuite précisé sa démarche d’analyse : « Au sein des clubs, moi personnellement — parce que les clubs aussi vont se prononcer là-dessus — en tant que dirigeant, je suis en train d’analyser chacune des candidatures pour voir quelle pourrait être la meilleure. »

Le poids décisif du « portrait-robot »

‎Acteurs majeurs et grands électeurs, les clubs entendent peser de tout leur poids dans ce processus. Guy Mafuta martèle que le futur élu devra impérativement obtenir leur aval :

« À ce stade, je suis encore en train de passer [les dossiers] au peigne fin parce que la voix des clubs va porter. Tout celui qui sera dirigeant ou responsable de la fédération doit passer avec la voix des clubs. Nous sommes en train de faire une espèce de portrait-robot du bon dirigeant : c’est celui qui doit avoir de réelles aptitudes en termes de gestion. »

L’exigence d’un carnet d’adresses international

‎Dans un écosystème footballistique mondialisé, l’honorable Mafuta estime que l’ignorance n’a pas sa place au sommet de la fédération. Pour lui, le futur président doit maîtriser les rouages diplomatiques du sport roi :

« On ne peut pas développer le football qu’avec les ressources internes. Il faut aussi voir du côté de la FIFA et de la CAF ce qu’il y a. Il faut un dirigeant qui a des entrées, qui connaît le milieu, qui a un agenda. Il doit savoir qui est Infantino et comment l’atteindre. »

‎En conclusion, Guy Mafuta met en garde contre l’amateurisme au sommet :
« Il ne faut pas devenir aujourd’hui Président de la FECOFA et commencer à chercher où se trouve le siège de la CAF ou l’adresse d’Infantino. Tout ça, c’est faire perdre du temps au football. »

‎Bien qu’aucun nom n’ait été explicitement cité, cette prise de position ferme de Guy Mafuta fragilise déjà plusieurs candidatures qui ne répondraient pas à ces exigences de compétences techniques et diplomatiques.

‎Dan Bonganga