C’est depuis près d’une semaine, que l’université des sciences de l’information et de la communication UNISIC ex IFASIC, est confrontée à de vives tensions. Celles-ci visent au passage un mouvement de grève régulière, au cours de ces derniers jours. Ce jeudi 8 août 2024, les étudiants ont manifesté leur mécontentement quant à cette situation désastreuse que connaît cette institution d’enseignement supérieur.
À travers une déclaration, Naomie Kidienga, présidente des étudiants, a lancé un appel à toutes les parties prenantes afin de trouver une solution, dans le but de mettre fin au conflit.
« En effet, la suspension des cours entraîne un retard défavorable dans notre formation, compromet notre préparation aux examens et réduit nos chances de réussite. Elle nous prive d’un environnement propice aux échanges, aux apprentissages et à la construction de notre avenir professionnel. C’est pourquoi nous lançons un appel à toutes les parties prenantes afin de trouver une solution » a-t-elle dit.
Dans son allocution, la présidente des étudiants de l’UNISIC ex IFASIC a fixé un délai de 24 heures au comité de gestion pour la reprise des enseignements et fait voir des conséquences sur l’année académique si et seulement si ce délai n’est pas pris en compte.
Il s’agirait d’une grève décrétée par les corps académique, scientifique et administratif qui, dans une annonce avait demandé au recteur de l’Université Kambayi Bwatshia de laisser cet Alma mater, suite à sa mauvaise politique de gestion.
De son côté, le comité de gestion, n’a pas attendu longtemps. À travers un communiqué rendu public ce même jeudi, jour de la déclaration des étudiants, soit quelques jours après l’annonce du début d’un marathon inquiétant, le comité Kambayi qualifie la situation, d’un acte de banditisme et de gangstérisme, car selon lui, il ne s’agirait pas du corps de l’assemblée générale. Par ailleurs, promet des poursuites judiciaires quant à ce et appelle les étudiants à reprendre les cours ce vendredi.
Emerode Kamba
