16 février 2026

Kinshasa, 19 septembre 2025 – Le Ministre des Droits humains, Me Samuel MBEMBA KABUYA, a animé ce vendredi un point de presse dans la capitale congolaise, au cours duquel il a exhorté l’opinion nationale à s’approprier le combat pour la reconnaissance du génocide commis en République démocratique du Congo.

De retour de Genève, où il a participé à la 60ᵉ session de la Commission des droits de l’homme, le ministre a rappelé que plusieurs rapports officiels, notamment le Rapport Mapping du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, les travaux d’experts onusiens ainsi que le rapport final S/2025/446 du 3 juillet 2025, documentent de graves violations des droits humains assimilables à des crimes de génocide survenus en RDC depuis 1996.

Dans son intervention, Me Samuel MBEMBA KABUYA a énuméré quelques-unes des atrocités répertoriées : massacre de Tingi Tingi, où entre 100.000 et 300.000 réfugiés hutus furent tués par l’armée patriotique rwandaise ; massacre de Kalimantan, avec 200 réfugiés tués dans les territoires de Pangi et Kasongo ; massacre de Makobola, où 800 personnes furent massacrées et des centaines de maisons incendiées ; massacre de Katoga, marqué par des civils brûlés vifs et des habitations détruites par le feu ; massacre de Mwenga, où 15 femmes et un homme furent enterrés vivants ; massacre de Kamituga, qui coûta la vie à des centaines de personnes tuées à l’arme blanche ; et massacre de Kasika, où environ 1.000 civils, parmi lesquels des femmes enceintes, des enfants et un prêtre, furent massacrés dans une église.

Ces exemples, a-t-il insisté, constituent des preuves irréfutables de l’ampleur des crimes subis par le peuple congolais. « J’appelle l’opinion nationale à s’approprier le combat de la reconnaissance du génocide commis en RDC, combat initié par Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Chef de l’État et Garant de la Nation. J’appelle également la communauté internationale à être solidaire avec les victimes de ces atrocités et à briser le silence », a déclaré le ministre.

Interpellé par certaines opinions sur la gestion du Fonds national de réparation des victimes (Fonarev), Me Samuel MBEMBA KABUYA a tenu à préciser que seules les vraies victimes doivent bénéficier de réparations. « Pour cela, une identification rigoureuse est indispensable, et c’est précisément le travail en cours au sein du Fonarev », a-t-il clarifié.

La rédaction