Les agents de l’ONEM (Office national de l’emploi), en proie à une vive colère en raison de cinq mois de salaires impayés, sont montés au créneau ce lundi 23 juin. En signe de protestation, ils ont érigé des barricades et incendié des pneus devant le siège de l’Office, paralysant temporairement les activités. Cette démonstration de mécontentement s’est accompagnée de la proclamation d’une grève illimitée, témoignant de l’exaspération croissante du personnel.
Les manifestants ne se sont pas arrêtés là : ils ont réclamé avec virulence la démission immédiate du bureau syndical, qu’ils accusent de passivité et de complicité silencieuse face à la dégradation persistante de leurs conditions de travail. “Nous nous sentons abandonnés”, a déclaré un agent sous couvert d’anonymat. “Le syndicat n’a rien fait pour nous défendre alors que nous sommes privés de notre droit le plus élémentaire : être payés pour notre travail.”
Cette situation tendue met en lumière un malaise profond au sein de l’ONEM, où le dialogue social semble au point mort, et où les frustrations accumulées pourraient déboucher sur une crise institutionnelle plus large si des solutions concrètes ne sont pas rapidement apportées.
La Rédaction
