Le Président de la Chambre Haute du Parlement, Modeste Bahati Lukwebo , a accordé une audience à la délégation composée des gouverneurs des provinces de Mai-Ndombe, Kwilu, et Kwango, le mercredi 05 octobre 2022, concenantla situation d’insécurité qui sévit actuellement dans l’espace Grand Bandundu.
Ces Gouverneurs sont venus demander au président du Sénat de plaider auprès du Gouvernement Central afin d’augmenter les effectifs des éléments des forces de défense et de sécurité envoyés sur terrain pour éradiquer les violences et l’insécurité qui sévissent dans cette partie de la République Démocratique du Congo.
Cette situation inquiète car ces trois provinces sont securitairement et géographiquement très proches de la capitale Kinshasa, le siège des institutions du pays. Le gouverneur de la province du Kwango, Jean-Marie Peti-peti estime qu’il faut déployer des militaires pour éteindre rapidement ce conflit.
“C’est un conflit qu’on peut éteindre rapidement, mais aussi il y a un problème puisqu’on parle d’une main noire derrière. Nous voulons qu’on organise un colloque où tout le monde sera écouté. Les Yaka viendront aussi au tour de cette table. La suggestion est de créer des couloirs sécurisés pour que ces Yaka qui fuient les violences puissent sortir , parce que ce sont eux qui sont entrain de semer la terreur dans les informations que nous avons mais, j’ai aussi des doutes car on parle également d’une main noire. Nous devons identifier cette force qui est derrière. Et il ne faut pas non plus oublier que Kwamouth, c’est la porte de Kinshasa et il en est de même pour Kenge , Mongata , la Route Nationale. Ce sont des portes pour atteindre Kinshasa, surtout que nous entrons bientôt dans l’année électorale”, a dit le gouverneur Jean-Marie Peti-Peti.
Il faudra noter que les atrocités entre les communautés Teke et Yaka ont pris des proportions incontrôlables. Plus de 35 000 personnes se sont déplacées depuis les provinces de Maï-Ndombe et Kwilu vers plusieurs localités des mêmes provinces, ainsi que vers les provinces voisines de Kwango et Kinshasa.
Plus de 1 400 personnes ont également traversé le fleuve Congo pour trouver refuge en République du Congo. Ces chiffres sont rapportés par le Coordonnateur humanitaire des Nations unies en République démocratique du Congo, Bruno Lemarquis , il ya quelques jours.
La Rédaction
