18 janvier 2026

À l’approche des Championnats du monde de box IBA féminins élite, qui se déroulera à Nis, en Serbie, du 8 au 17 mars prochain, l’enthousiasme est bien présent du côté des athlètes congolaises, mais l’incertitude plane lourdement sur leur participation.

La République démocratique du Congo (RDC) devra prendre part aux Championnats du monde du noble art, les boxeuses congolaises se trouvent confrontées à une réalité difficile : des conditions d’entraînement précaires et un manque de moyens de préparation. Conséquence : faire avec le discours “à l’impossible rien est ténu”. Elles s’entraînent à ciel ouvert aux alentours du stade des martyrs sans équipements de qualité.

À quelques jours de la compétition, les sportives d’exception ne savent pas si elles auront les moyens nécessaires pour participer à cet événement majeur.
Le manque de soutien financier pour les déplacements et l’insuffisance de moyens pour les conditions d’entraînement mettent en péril la participation de ces athlètes, pourtant prêtes à relever le défi international. Une situation préoccupante qui interpelle la communauté sportive et suscite des critiques.

Certains observateurs n’hésitent pas à parler d’un véritable abandon des boxeuses, se désolant de la manière dont une compétition de cette envergure est préparée, alors même que les infrastructures modernes, récemment construites pour soutenir les sportifs, restent sous-utilisées.

Les gymnases, qui auraient dû constituer un atout précieux pour les préparatifs, sont restés à l’abandon. La Fédération congolaise de boxe, dirigée par le Général Luyoyo, avait déclaré ne pas avoir obtenu l’accès nécessaire pour permettre aux athlètes de s’entraîner dans de bonnes conditions.

Malgré cette situation décourageante, Toussant Lofanga, Directeur technique national de la Fédération congolaise de boxe, a tenu à rassurer l’opinion publique. Bien que dans des conditions difficiles, il reste confiant quant à une participation réussie des boxeuses.
Il souligne leur expérience et leur savoir-faire comme des atouts majeurs pour briller sur le ring, malgré les obstacles rencontrés.

Des athlètes telles que Zalia Modestine, Merveille Mbalayi et Bénédicte Diyoka, Divine Nkelani, qui ont récemment décroché des médailles d’or et d’argent lors du Championnat d’Afrique de boxe à Kinshasa, portent haut les espoirs de la RDC.

 Des athlètes talentueuses et un appel au Chef de l'État 

Ces performances exceptionnelles témoignent du potentiel de ces pugilistes, qui, malgré les difficultés, sont prêtes à se surpasser et à représenter leur pays sur la scène internationale.

Dans ce contexte de conditions déplorables, la question se pose : pourquoi ne pas mettre à profit les infrastructures de qualité que le Chef de l’État a léguées pour soutenir les sportifs ? Ces installations, pourtant conçues pour offrir aux athlètes les meilleures conditions d’entraînement, restent malheureusement sous-exploitées, au moment même où la RDC pourrait briller sur la scène mondiale.

L’ appel est donc lancé au Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, afin qu’il prenne des mesures pour garantir que ces boxeuses aient les moyens de se préparer et de participer à la compétition.

Il s’agit d’un enjeu national, car cette compétition ne représente pas seulement les boxeuses, mais une vitrine pour toute la République sur le plan sportif mondial. Il est plus que jamais essentiel que la RDC soutienne ses athlètes dans leur quête de gloire, car leur succès est aussi celui de toute la nation.

Emerode Kamba