15 avril 2026

La Coupe d’Afrique des Nations de Handball Dames 2024 a démarré sur des chapeaux de roues ce mercredi 27 novembre à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo. Si sur le terrain, la compétition a tenu toutes ses promesses avec des performances remarquables, l’organisation, en revanche, a laissé à désirer, marquée par des imperfections notables et des frustrations parmi le public.

Les premières difficultés sont apparues en cérémonie d’ouverture, dès l’entrée dans les gymnases jumelés du Stade des Martyrs, où les places étaient comptées et les retardataires se sont vus refuser l’accès, entraînant un mécontentement généralisé. L’énorme afflux de spectateurs a mis à l’épreuve la capacité d’accueil des lieux, mais cela n’a pas empêché une foule impressionnante de se déplacer pour soutenir les équipes, notamment lors du match opposant la RDC à l’Ouganda.

L’organisation a connu plusieurs failles, notamment des retards dans les préparatifs des infrastructures sportives. Le manque de finalisation des aménagements des terrains et des espaces d’accueil a contribué à l’instabilité du protocole. De l’entrée dans les gymnases aux sièges, en passant par la gestion de la presse accréditée, tout semblait un peu chaotique. Il était notamment difficile pour les spectateurs de trouver des places après la cérémonie d’ouverture qui a eu lieu au gymnase jumelé 2 alors que le dernier match du jour s’est déroulé au gymnase 1. Les conditions étaient loin d’être optimales pour les journalistes, certains manquant de sièges et d’accès aux informations nécessaires.

Le principal point de tension a été la rencontre entre la RDC et l’Ouganda. Alors que le gymnase principal avec ses 3 000 places, n’était pas en mesure de satisfaire la demande, de nombreuses personnes se sont retrouvées à l’extérieur sans pouvoir assister à la rencontre. Le manque de gestion efficace de la sécurité et du flux de spectateurs a exacerbé la situation, créant une frustration palpable parmi les fans venus nombreux.

Pour la suite de la compétition, il est impératif que la Fédération Congolaise de Handball (FEHAND) et la Confédération Africaine de Handball (CAHB) prennent les mesures nécessaires pour améliorer l’organisation, afin de garantir une expérience fluide et agréable tant pour les participants que pour le public. L’enthousiasme et l’engouement suscités par l’événement ne sauraient être éclipsés par des manquements logistiques qui, espérons-le, seront corrigés bientôt.

Notons que les délégués de la CAHB présents dans la salle ont recadré l’organisation au sujet du débordement car, le risque était palpable.

Emerode Kamba