7 décembre 2025

La Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), par le biais de son Comité de Normalisation, durcit le ton : être qualifié sportivement ne garantit plus une place en compétitions africaines. La Licence CAF devient désormais le véritable sésame et la FECOFA se réserve pleinement le droit de la retirer à tout club non conforme, quelle que soit sa performance sur le terrain.

À travers une circulaire adressée aux clubs engagés aux play-offs et à la Coupe du Congo, la FECOFA annonce clairement que la conformité réglementaire, administrative et financière primera sur les résultats sportifs. L’octroi de la Licence CAF repose sur des critères stricts : infrastructure, gestion, situation financière et obligations juridiques. Le non-respect de l’un de ces éléments entraînera purement et simplement le retrait de la licence et donc l’exclusion des compétitions interclubs de la CAF.

L’un des points critiques concerne les dettes envers les joueurs, entraîneurs ou autres clubs sur les saisons 2023 à 2025. Tout club endetté devra avoir soldé ses litiges ou signé un acte d’engagement avant le 30 juin 2025. À défaut, son dossier sera automatiquement rejeté, indépendamment de sa position au classement.

Autre exigence : l’utilisation obligatoire de la plateforme en ligne CLOP (https://clop.cafonline.com), désormais ouverte en mode production. Les clubs devront y soumettre l’ensemble de leurs documents, sans quoi aucune demande de licence ne sera considérée.

En intégrant la Licence CAF parmi les conditions nationales d’éligibilité, la FECOFA met fin aux passe-droits et envoie un signal fort : “Un club peut être champion sur le terrain et rester à la maison. Seule la conformité donne accès à l’Afrique.”

Les clubs sont désormais prévenus : la participation aux compétitions africaines ne se joue plus uniquement sur la pelouse, mais aussi dans les bureaux.