Le mouvement sportif congolais est entrée dans une zone de fortes turbulences comment un avion volant durant un mauvais temps. À trois jours de l’Assemblée générale extraordinaire et élective précédées par celle dire ordinaire, à l’issue desquelles, le Comité Olympique Congolais est censé se doter de nouveaux animateurs pour son prochain cycle de gestion (mandat) allant de 2025 à 2029, comme un cheveu dans la soupe, la correspondance du ministre des sports et loisirs, Maître Didier Budimbu a glacé quasiment le processus électoral. Dans sa lettre datant du 10 novembre et rendue publique ce mardi 11 novembre 2025, le patron des sports congolais a demandé au COC de surseoir son processus en cours, afin de s’accorder avec l’administration du sport, au motif que certaines candidatures seraient invalidées en violation des textes.
Ce que ne maîtrise pas Didier Budimbu
En prenant cette décision, le ministre des sports et loisirs, va au-delà de ses prérogatives en violant les prescrits de la Charte Olympique à laquelle a souscrit la nation de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Dans ses articles 1,2,4,25,27 et 28, la Charte consacre le principe d’autonomie du Mouvement olympique et de ses composantes, dont le Comité National Olympique, CNO en sigle. Ceci signifie qu’aucune ingérence politique, ni non plus gouvernementale, ne peut être tolérée dans la gestion interne des affaires. Outre cela, les CNO de différents pays membres sont des Entités privées autonomes, reconnues par le Comité International Olympique, CIO. De ce fait, aucun ministère moins encore une administration publique ne peut en aucun cas, créer, orienter, diriger ou donner des injonctions ou directives à une Commission électorale d’un CNO. Le contraire serait tout simplement une violation manifeste de la Charte Olympique.
Conséquences en cas de violation ou franchissement de ligne rouge de la Charte Olympique
Étant donné que le CIO n’autorise aucune ingérence politique dans le fonctionnement d’une commission électorale, la décision du ministre Didier Budimbu risque de plonger la RDC dans la même situation qu’avaient connues certaines Nations comme le Ghana, le Cameroun, Koweït ou encore Haïti. Ces sanctions signifient que les athlètes congolais courrent le risque d’exclusion aux prochains jeux olympiques, un crime pour un pays qui est à la recherche de sa première médaille olympique mais aussi des compétitions internationales sous drapeau congolais. Outre ceci, le Comité national olympique peut carrément être suspendu ou verra sa reconnaissance lui être retirée par le CIO.
Ce que doit faire le ministre Didier Budimbu
Selon la Charte Olympique, l’État congolais a pour rôle, l’accompagnement du processus électoral en lui apportant entre autre, un soutien logistique, administratif voire sécuritaire et non, vouloir s’immiscer dans l’Organisation des élections surtout pas dans la constitution de la Commission électorale moins la validation des différentes candidatures à tous les niveaux ou étapes du processus.
Elvis Kapanga
