Arthur Lwango, Président de Ligue Provinciale de Basketball de Kinshasa ( LIPROBAKIN )
Dans une interview accordée à notre média CUMULARD.CD le vendredi 21 juillet 2023 , le président de la Ligue Provinciale de Basketball de Kinshasa-LIPROBAKIN, Arthur Lwango, est revenu sur sa première année dans la tête de cette ligue aussi sur des objectifs de son mandat, notamment de redynamiser le basketball et d’améliorer l’image du sport. Il souhaite également développer les clubs et offrir plus de matchs aux athlètes pour les rendre plus compétitifs. La saison prochaine (2023-2024), il prévoit de lancer des championnats pour les jeunes et les écoles. Il met aussi l’accent sur l’aspect officiel des matchs et organise des formations pour les arbitres. Enfin, il espère attirer davantage de sponsors pour les clubs et encourager leur engagement. Il faut rappeler ici que pour son premier mandat, Arthur Lwango a donné des cagnottes aux équipes championnes.
Cumulard.cd vous présente son interview en entièreté
Votre première saison
La première saison a été très difficile parce que nous avions eu à faire face à des aléas d’ordre logistique surtout avec le stadium des Martyrs qui était fermé et donc le terrain était difficile à trouver et donc nous avions eu vraiment à faire avec les moyens de bord. Nous avons fait jouer le championnat sur des terrains que nous ne voulions pas déjà. L’essentiel pour nous était de faire la première saison et de la finir. Et regarder devant nous une fois que les infrastructures adéquates seront disponibles. Mais du côté organisation, c’est une satisfaction, une grande satisfaction parce que nous avons commencé le championnat en retard, avec trois mois de retard dû au retard des élections. Et malgré cela, nous avions fait jouer un championnat avec un format différent où il y a eu plusieurs matchs comparés aux saisons passées et où c’était assez bien organisé en termes de présence physique des membres de la ligue et aussi du nombre de matchs et des prestations même des clubs ou des arbitres. Donc, ça a été une satisfaction et l’objectif a été atteint. C’est ça l’idéal.
Vos objectifs ?
Je l’ai dit lors des élections, j’ai parlé des grands objectifs de ce mandat, c’était de redynamiser le basketball, redorer l’image du basketball, où les familles pouvaient venir, parents et enfants suivre des matchs sans crainte, sans problème. Et aujourd’hui, il y a eu des craintes parce qu’il y a eu beaucoup de désordre, parfois les troubles pendant les matchs et autres. Donc nous avons vraiment fait de notre mieux pour palier à ça. Je crois que vous avez vu la saison, comment elle s’est passée. Il y a eu moins de dégâts possibles et nous allons continuer sur cette lancée pour pour la suite. Et ce développement passe aussi par le développement des clubs. Nous allons faire jouer beaucoup plus de matchs pour que nos athlètes aient vraiment les jambes solides, pour que le club qui peut être champion du Congo puisse aller en Afrique avec des athlètes qui sont très compétitifs ou compétitives. Le constat a été fait pour l’année passée, où on a vu CNSS qui était très compétitive pendant les matchs, mais lors des trois premiers quart-temps seulement et perdait les matchs lors du dernier. Donc, C’était dû au fait que le championnat n’avait que 12 équipes et ils jouaient à peine 14 ou 15 matchs. Or, vous n’allez pas être au même niveau que les clubs extérieurs qui ont joué 45 matchs par exemple, si vous faites que ça. Donc la première saison, nous avons fait jouer quand même une phase aller, une phase de 10 et les playoffs, ce qui fait que les clubs version féminine ont quand même joué près de 25 matchs ou 30 matchs la saison. Et la saison prochaine, ça va encore augmenter. Ils vont faire probablement 45 matchs ou 35 matchs et ça c’est le développement. Nous allons rentrer dans le basketball des jeunes aussi basketball d’âge donc la saison prochaine déjà nous allons lancer le basketball d’âge avec le championnat des moins de 18 ans et autres et aussi le basketball interscolaire pour la ville de Kinshasa. Donc ça c’est la partie développement des athlètes pour qu’on puisse avoir des athlètes qui ont un niveau assez élevé et que les clubs aient aussi à relever leur niveau. Les cagnottes c’est aussi pour encourager le club pour qu’il puisse vraiment s’investir davantage. On veut qu’on puisse avoir le plus de mécènes possible, le plus de gens possible qui vont soutenir le club et même pourquoi pas aider le club avec la qualité de notre championnat à obtenir quand même des sponsorings avec les sociétés de la place.
La cagnotte pour les équipes championnes ?
Je crois que ça va continuer. Ce que nous avons fait cette année, c’était sur fonds propres du bureau exécutif provincial de la Ligue. Mais nous avons une démarche, parce que Nous n’avions pas eu assez de temps pour la première saison, mais nous sommes déjà en train de démarcher pour avoir des sponsors. Et les sponsors, la seule condition que j’impose aux sponsors pour mon mandat, c’est qu’ils doivent signer avec nous pour les trois années qui restent. Donc nous ne voulons pas d’un sponsor qui va venir juste pour une saison et partir. Nous voulons discuter sur des bases gagnant-gagnant mais pour les trois prochaines saisons. Et c’est ce que nous voulons laisser à la Ligue au fait que au moins nous avons fait un mandat de quatre ans avec un championnat assez amélioré et où les trophées existent et où les clubs se retrouvent aussi en termes de gains. Une fois que c’est conclu, en espérant que même après nous, ces sponsors qui se seront probablement retrouvés à travers leur retour sur investissement dans le championnat, ils vont pouvoir continuer avec ceux qui vont venir après nous.
Comment comptez-vous rentabiliser, mieux vendre le produit de vos sponsors ?
Je crois que ceux qui ont été là pendant la finale ont vu que le basketball est redevenu commercial. Et nous avons été accompagnés par deux sponsors potentiels qui sont venus juste pour voir. Il s’agit de Africell et Illico Cash. Mais Le sentiment avec lequel ils sont repartis, c’est vraiment une satisfaction totale. Ils ont compris qu’ils avaient commis l’erreur de ne pas être avec nous dès le début de la saison. Ils sont déjà prêts à s’asseoir sur une table de négociation avec nous pour discuter les termes du contrat. Il y a d’autres sponsors potentiels qui nous ont aussi vu après la finale pour nous dire qu’ils souhaiteraient qu’on entame des discussions. Donc à ce stade nous sommes en train de rédiger un projet que nous allons partager avec les sponsors potentiels et avoir des discussions gagnant-gagnant. Ils vont venir pour nous.Ils vont venir parce que le basket va se vendre, surtout avec les nouvelles infrastructures que nous avons. Je pense que nous serons en mesure de donner un produit très commerciable qui sera très rentable pour tous les sponsors. Donc ils sont invités à venir et nous allons nous asseoir sur la table de discussion.
Et les officiels ?
Un autre aspect important, c’est l’aspect officiel du match. Nous sommes en train de travailler sur ça. Nous avions lancé une campagne pour le recrutement des arbitres et la formation. La dernière formation a été faite en 2010. Mais nous sommes en train d’organiser, avant le début de la saison prochaine, nous allons organiser des sessions de formation pour des nouveaux arbitres qui viendront et qui seront dans le basketball d’âge pendant un moment. Et puis après réévaluation, nous allons les lancer sur les championnats division 2 et division 1.
Maintenant les infrastructures sont là, comment faire pour que les supporters reviennent au stade ?
Le public est là, ceux qui étaient là lors de la finale du championnat, ils ont vu que nous avions vendu tous les billets, mais il y avait beaucoup plus de monde dehors que ceux qui étaient à l’intérieur. On a dû arrêter parce que les places, on ne pouvait plus accueillir plus de monde pour éviter le désordre à l’intérieur. Et donc je crois que tous les clubs ont quand même leurs supporters, ils viennent des quartiers où les gens les soutiennent. Mais il suffit qu’on puisse y mettre du sérieux, que les gens voient qu’il y a du sérieux, il y aura du public. Et ça passe par la com. Donc, nous avons la partie com que nous sommes en train de développer aussi , avec le soutien de la presse, parce que la presse va être notre partenaire avec des accréditations sérieuses pour que nous puissions avoir des conférences de presse avant match, des conférences de presse après match, qu’il y ait des interviews pendant la mi-temps. Avec les prix qu’il y aura, avec tout ça, ça va donner de l’engouement. Et quand on sait vendre le produit basketball à la télé, C’est clair que le public va revenir quand il va voir la qualité du jeu qu’il y a.
MERCI
Propos recueillis par Jolga Luvundisakio
