À quelques jours de leur départ pour le Cap-Vert, les Phœnix de New Generation, unique représentant de la RDC à l’Élite 16 de la Basketball Africa League, attendent toujours un soutien du gouvernement. Malgré leur statut d’ambassadeur du basket congolais, les joueurs se préparent dans une relative indifférence.
Véritable fierté du basketball congolais, l’Association Sportive de Basketball New Generation s’apprête à disputer la deuxième phase éliminatoire de la Basketball Africa League (BAL), dite Élite 16, du 11 au 16 novembre 2025 à Praia, la capitale du Cap-Vert.
Une étape d’un niveau bien plus relevé que la précédente, la Road to BAL, qui demande une logistique rigoureuse et des moyens financiers conséquents.
La Basketball Africa League, organisée sous l’égide de la FIBA et de la NBA, réunit les meilleurs clubs du continent africain.
De la Road to BAL à l’Élite 16, puis jusqu’à la phase finale, cette compétition est devenue une vitrine du sport africain, un outil de rayonnement culturel et économique.
Aucune aide officielle avant le départ
Pourtant, à quelques jours du voyage des Phœnix, prévu pour le jeudi 6 novembre, aucune aide officielle n’a été octroyée au club par le gouvernement congolais.
Un scénario déjà connu : lors de la Road to BAL disputée à Kinshasa, le BC New Generation avait dû assumer seul la totalité des charges, sans le moindre appui des autorités.
Une situation d’autant plus regrettable que l’État congolais soutient régulièrement les équipes de football engagées dans les compétitions continentales, ainsi que les sélections nationales.
Le contraste est saisissant : le basket, discipline pourtant en plein essor, semble toujours relégué au second plan.
Le ministère de Budimbu interpellé
À l’heure où le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, multiplie les efforts pour soutenir les clubs de football, plusieurs voix s’élèvent pour demander une attention similaire envers le basketball.
Le BC New Generation n’est pas un club ordinaire : c’est un ambassadeur sportif, une vitrine du talent congolais sur le continent.
L’année dernière, BC Chaux Sport avait déjà dû financer seul ses campagnes africaines, sans jamais recevoir le remboursement promis.
Une injustice sportive qui pousse aujourd’hui les acteurs du basket à réclamer une politique de soutien plus équitable entre disciplines.
Cette situation révèle aussi les limites de la Fédération Congolaise de Basketball (FEBACO), souvent pointée du doigt pour sa lenteur administrative et son manque de professionnalisme.
Le défaut de coordination entre la fédération et le ministère freine les ambitions des clubs, qui se retrouvent à gérer seuls les charges d’une compétition internationale.
À l’heure où la RDC brille dans plusieurs disciplines sportives, il devient urgent de valoriser toutes les formes de performance nationale.
Le basketball congolais, porté par une jeunesse ambitieuse, mérite de bénéficier de la même considération que le football.
Le BC New Generation, par son parcours et sa détermination, incarne parfaitement le potentiel et la résilience du sport congolais.
Car au-delà des victoires et des trophées, c’est l’image du pays qui se joue sur les parquets de la Basketball Africa League.
Et cette image ne peut continuer à s’imposer sans reconnaissance, ni soutien institutionnel.
Emerode Kamba
