12 décembre 2025

Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a clôturé son séjour au Caire, en Égypte, par une rencontre fraternelle avec la diaspora congolaise. L’échange, empreint de convivialité, a réuni des étudiants, des travailleurs, des commerçants ainsi que des membres des Forces armées et de la Police nationale en formation dans la capitale égyptienne.

« Comme je le fais à chaque déplacement, j’aime rencontrer la communauté congolaise pour échanger et savoir comment elle se porte, afin de voir dans quelle mesure nous pouvons faciliter sa vie à l’étranger », a déclaré le Chef de l’État, tout en réaffirmant son souhait de voir tous les Congolais, où qu’ils se trouvent, vivre heureux, épanouis et libres.

Répondant aux préoccupations de ses compatriotes, le Président Tshisekedi s’est longuement exprimé sur la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est du pays. Il a fait le point sur les processus de paix en cours Nairobi, Luanda, Doha et Washington et déploré la non-signature de l’accord de Luanda en décembre 2024, en raison de l’absence du Président rwandais Paul Kagame. « Ses intentions sont belliqueuses et hégémoniques. Son objectif est de scinder notre pays et d’occuper, voire d’annexer la partie Est, riche en ressources minérales et agricoles », a-t-il affirmé.

Malgré cette impasse, le Chef de l’État a réitéré la détermination de la RDC à poursuivre sa diplomatie active. « Nous avons impulsé une dynamique internationale visant à sanctionner le Rwanda, et deux autres processus de paix ont vu le jour : celui de Doha et celui de Washington », a-t-il précisé, annonçant la reprise prochaine des discussions à Doha. « Ce n’est qu’après cela que Washington convoquera le Président Kagame et moi-même autour du Président Donald Trump pour entériner les deux accords », a-t-il ajouté.

Félix Tshisekedi a salué l’implication de l’Émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, et du Président Donald Trump dans la recherche de solutions pacifiques. « Je vais lui dire, de vive voix, combien nous sommes reconnaissants », a-t-il confié à propos de l’Émir. Concernant Donald Trump, il a souligné leur vision commune : « vivre en paix, travailler au développement de nos populations et renforcer la coopération entre nos pays ».

Le Chef de l’État est également revenu sur sa « main tendue » à Paul Kagame pour une « paix des braves ». « Ce n’était pas par faiblesse, mais par réalisme », a-t-il expliqué. « Je ne suis pas devenu Président pour faire la guerre, mais pour apporter la paix et le développement. Toutefois, pour défendre mon peuple, je suis prêt à tout, même à devenir militaire. »

Abordant la situation humanitaire dans l’Est, il a annoncé poursuivre les démarches en vue du lancement des vols humanitaires à Goma, afin de soulager les populations éprouvées par la guerre. « Je compte sur la pression exercée depuis février, qui fait avancer les choses vers l’ouverture de l’aéroport de Goma », a-t-il déclaré.

Avant de clore son intervention, le Président Tshisekedi a encouragé les militaires et policiers congolais en formation en Égypte. « L’État congolais ne vous abandonnera pas », leur a-t-il assuré, sous les applaudissements de l’assistance.