Réélu vendredi 14 novembre au Village Venus de N’sele, Amos Mbayo a confirmé son poids politique et sportif au sein du mouvement olympique congolais. Avec 61 voix sur 65 votants, le président du Comité olympique congolais (COC) entame un nouveau mandat placé sous le signe du renouveau, malgré quelques tensions initiales provoquées par la présence jugée intrusive de membres de la Police nationale. L’élection, supervisée par le délégué du Comité olympique international (CIO), Julien Minavoa, s’est finalement déroulée sans incident majeur, validée sans aucune contestation par l’Assemblée générale.
Entouré d’une équipe renouvelée et largement plébiscitée parmi laquelle Christian Matata (1er vice-président, 55 voix), Dr René Ngiebe (2e vice-président, 61 voix), Ilunga Luyoyo (3e vice-président, 56 voix) ou encore Pistou Bolenge (4e vice-président, 62 voix) Mbayo dispose désormais d’un mandat renforcé pour impulser une dynamique nouvelle au sein du COC.
Du côté du secrétariat, Alain Badiashile est reconduit au poste de Secrétaire général, tandis que Pitshou Bakambu occupe la fonction de Secrétaire général adjoint.
À la trésorerie, Bobo Bondembe est confirmé comme Trésorier général, épaulé par Bienvenue Matenda, élu Trésorier général adjoint.
Un mandat axé sur la modernisation et la performance
Fort de son expérience d’ancien ministre des Sports et de président de la Fédération congolaise de handball, Amos Mbayo arrive avec une vision plus précise qu’auparavant : faire entrer le mouvement sportif congolais dans une phase de professionnalisation accélérée. Selon ses proches, sa gestion réussie du Championnat d’Afrique de handball organisé à Kinshasa l’an dernier constitue un repère majeur dans sa capacité à diriger de grands projets.
- Professionnalisation des fédérations sportives
Mbayo souhaite instaurer un programme national de gouvernance sportive, destiné à accompagner les fédérations dans :
la gestion administrative moderne,
le renforcement des capacités des dirigeants,
la transparence financière,
la formation continue des cadres techniques.
L’objectif : élever les standards des fédérations congolaises aux exigences du CIO et assurer une meilleure préparation des athlètes.
- Mise en place d’un Centre Olympique de Haute Performance
Parmi les chantiers prioritaires, Mbayo veut accélérer la création d’un Centre national de préparation olympique, doté :
d’installations d’entraînement modernes,
de laboratoires médicaux et de performance,
d’un service dédié au suivi psychologique et nutritionnel des athlètes,
d’un pôle scientifique pour l’analyse des performances.
Ce centre, attendu depuis plus d’une décennie, pourrait transformer les conditions d’entraînement des athlètes congolais.
- Renaissance du sport scolaire et universitaire
Convaincu que la performance internationale dépend d’une base solide, le président du COC ambitionne de relancer les compétitions scolaires et universitaires à travers :
un plan national des Jeux scolaires,
des partenariats avec le ministère de l’Enseignement,
l’identification précoce des talents,
la structuration des académies sportives régionales.
- Candidature de la RDC à l’accueil d’événements internationaux
Fort du succès du Championnat d’Afrique de handball, Mbayo entend positionner la RDC comme un futur hôte pour plusieurs compétitions :
Jeux Africains de la Jeunesse,
Championnats continentaux multisports,
Stages internationaux préparatoires pour Paris 2028 et Los Angeles 2032.
Cette ambition vise à faire de Kinshasa un hub sportif régional.
- Soutien accru aux athlètes olympiques
Mbayo a annoncé son intention de renforcer le programme d’accompagnement financier et logistique des athlètes élites, incluant :
l’augmentation des bourses olympiques,
des préparations à l’étranger,
un suivi médical renforcé,
une prise en charge des équipements sportifs.
Un mandat surveillé mais porteur d’espoir
Alors que le CIO reste attentif à la stabilité et à la gouvernance du mouvement sportif congolais, Amos Mbayo entame ce nouveau mandat avec davantage de légitimité et une feuille de route ambitieuse. Sa capacité à transformer les engagements annoncés en réalisations concrètes constituera le véritable test de leadership.
Pour l’heure, la famille sportive congolaise semble lui renouveler sa confiance, espérant que ce mandat marque le début d’une nouvelle ère pour le sport olympique en RDC.
