Le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, est sorti de son silence au sujet des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux qui tentent d’établir un lien entre lui et l’affaire de l’assassinat de l’entrepreneur Vally Amisi. Il rejette catégoriquement ces allégations, qu’il qualifie de spéculations sans fondement, et appelle à laisser la justice mener son travail en toute indépendance.
Revenant sur l’origine de leur relation, Didier Budimbu explique avoir fait la connaissance de Vally Amisi lorsque ce dernier s’était présenté à son cabinet pour proposer la réhabilitation de son bureau ainsi que de la loge présidentielle du Stade des Martyrs.
« Vally Amisi, paix à son âme, était venu au cabinet pour proposer la réhabilitation de mon bureau ainsi que de la loge présidentielle. C’est lui qui a réhabilité mon bureau au Stade des Martyrs ainsi que la loge présidentielle. Même le grand léopard installé dans les escaliers, c’est lui qui l’a réalisé. Pour moi, c’était une manière de voir si ce jeune Congolais était capable de réaliser un travail de qualité avant d’envisager de lui confier d’autres projets », a déclaré le ministre.
Selon lui, cette première collaboration a marqué le début de leurs relations. Il affirme que Vally Amisi a ensuite rejoint son parti politique, l’Autre Vision du Congo (AVC), parce qu’il partageait sa vision en faveur de la jeunesse.
Abordant les marchés publics, Didier Budimbu précise que les premiers travaux confiés à Vally Amisi étaient de faible envergure et relevaient des procédures internes du ministère, sans nécessiter l’autorisation de la Direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP).
Le ministre indique également que le premier marché important destiné à l’entrepreneur concernait la réhabilitation du stade de Kisangani. Toutefois, l’approbation administrative n’est intervenue qu’après le décès de Vally Amisi.
Concernant les travaux de réhabilitation de la pelouse du Stade des Martyrs, Didier Budimbu affirme que Vally Amisi souhaitait obtenir ce marché par l’intermédiaire de son entreprise, qui collaborait avec une société sud-africaine spécialisée. Il soutient cependant que sa hiérarchie lui a demandé de contracter directement avec cette entreprise étrangère afin d’éviter toute sous-traitance.
« Il voulait également obtenir le marché de réhabilitation du Stade des Martyrs, mais cela n’a pas été possible. Son entreprise servait d’intermédiaire avec une société sud-africaine. Ma hiérarchie m’a demandé de traiter directement avec cette société sud-africaine, sans passer par un intermédiaire. C’est ce qui a été fait. Nous sommes allés en Afrique du Sud et le contrat a été conclu directement avec cette société, qui exécute actuellement les travaux », a-t-il expliqué.
Le ministre a également indiqué que le financement du chantier a été assuré grâce à un mécanisme de préfinancement, les procédures administratives ayant retardé le décaissement des fonds publics. Selon lui, les paiements ont été effectués en trois tranches afin de permettre une exécution rapide des travaux.
Réagissant aux nombreuses publications diffusées sur les réseaux sociaux, Didier Budimbu affirme n’avoir « absolument rien à se reprocher » dans cette affaire.
« Nous parlons d’une personne qui a été assassinée et dont la famille souffre. Nous aussi, nous souffrons. Je ne connais pas le présumé assassin et je n’ai absolument rien à me reprocher. La justice fera son travail », a-t-il déclaré.
Le ministre dénonce enfin ce qu’il considère comme une campagne de désinformation, évoquant des accusations de détournement de fonds, de contrats fictifs et l’attribution de biens sans preuve.
« On voit des personnes utiliser les réseaux sociaux pour détruire la réputation des autres. Je ne répondrai pas aux rumeurs. Je continuerai à faire mon travail, convaincu que la vérité finira par triompher », a-t-il conclu.
Jolga Luvundisakio
