Le Mouvement radical pour le changement (MRC) de l’ opposant Franck Diongo, a qualifié d’« acte de capitulation » l’ Accord signé le mardi 14 avril 2026 en Suisse entre le Gouvernement congolais et le groupe terroriste du Mouvement du 23 mars ( M23). Il affirme qu’il ne s’agit pas d’un Accord de paix mais de l’aveu d’un pouvoir qui a perdu le contrôle du territoire, de la guerre et du cours des événements.
Selon le MRC, en acceptant de co-gérer un mécanisme avec l’AFC/M23, Kinshasa reconnaît implicitement qu’il n’est plus le seul détenteur de l’autorité, brisant ainsi son monopole de souveraineté.
Le mouvement politique analyse que cet Accord ne résout en rien les problèmes de fond, se limitant à suspendre le conflit et à organiser un statu quo fragile.
Le MRC déplore également que le processus échappe aux Congolais, les acteurs extérieurs occupant une place centrale et traduisant une perte de maîtrise stratégique du pays par le pouvoir en place.
Aucune réponse concrète n’est apportée aux enjeux réels, tels que la réforme, la refondation ou une vision politique claire. La crise, selon le MRC, n’est pas résolue mais simplement gérée.
Un cessez-le-feu sur fond non d’une pause stratégique
La conclusion du MRC est sans appel : “Kinshasa a perdu la bataille politique, et ce 14 avril 2026 marque un tournant vers une transition de fait, où le pouvoir en place n’est plus en position dominante. Le cessez-le-feu ne doit pas être confondu avec la paix, mais plutôt considéré comme une pause stratégique“, a-t-il fait savoir.
Pour cette formation politique, cet Accord n’est pas une fin, mais une opportunité d’imposer une alternative crédible au régime actuel, capable de reconstruire un véritable projet national et de sauver la République démocratique du Congo ( RDC).
Ce qui s’achève, selon le mouvement, n’est pas la guerre, mais un système.
« En Suisse, Kinshasa a signé sa chute », conclut le MRC dans son communiqué.
Assiyah tshamunyongue
