18 janvier 2026

Kinshasa, le 6 octobre 2025.
Lors de la 47e Assemblée Générale Ordinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF) organisée à Kinshasa, un moment fort et chargé d’émotion a marqué la cérémonie : le témoignage bouleversant du président de la FIFA, Gianni Infantino, à l’égard de son ami d’enfance et actuel Secrétaire général de la CAF, Véron Mosengo-Omba.

Né en 1970 à Kinshasa, alors capitale du Zaïre, Véron Mosengo-Omba incarne l’une de ces belles histoires que seul le football sait raconter : celle d’un petit garçon congolais passionné du ballon rond, devenu l’un des hauts cadres de la gouvernance mondiale du sport roi.

Une amitié née sur les bancs de l’université de Fribourg

Gianni Infantino et Véron Mosengo se rencontrent dans les années 1990 à l’Université de Fribourg, en Suisse. Deux jeunes hommes aux origines et aux parcours différents : l’un, fils d’immigrants italiens vivant dans un village des montagnes suisses ; l’autre, jeune congolais ayant quitté son pays natal pour poursuivre ses études après avoir rêvé d’une carrière de footballeur professionnel.

« Quand je suis arrivé à l’université, Véron était le premier Africain que je voyais de ma vie », a raconté Infantino avec émotion. « Cheveux longs, rasta, toujours au premier rang pour défendre les droits de l’Afrique et des Africains. Cela m’avait profondément marqué. »

De cette rencontre naît une amitié sincère, fondée sur le respect, la passion du football et une vision commune : faire du sport un outil de rapprochement et d’élévation humaine.

Des trajectoires parallèles au service du football mondial

Après leurs études, les deux amis poursuivent leur ascension dans le monde du football. Véron Mosengo entame une brillante carrière à la FIFA, où il travaille comme secrétaire de la commission disciplinaire, avant de rejoindre l’UEFA. Il revient ensuite à la FIFA en 2016, sous la présidence d’Infantino, pour superviser les relations avec les fédérations africaines puis mondiales. En 2021, il est nommé Secrétaire général de la CAF, devenant ainsi l’un des principaux artisans du développement du football africain.

Kinshasa, le retour aux sources

C’est à Kinshasa, dans sa ville natale, que Véron Mosengo a reçu cet hommage rare et sincère de la part de son ami.

« Aujourd’hui, ce petit garçon de Kinshasa est de retour dans sa ville natale, en tant que Secrétaire général de la CAF », a déclaré Gianni Infantino sous les applaudissements nourris du public.
« C’est une histoire parmi tant d’autres que le football écrit : celle d’un rêve devenu réalité. »

L’émotion était palpable à l’espace Kemesha, où plusieurs grandes figures du football africain, à l’image de Samuel Eto’o, Emmanuel Adebayor, El Hadji Diouf ou Kalusha Bwalya, étaient présentes.

Une leçon d’humilité et de persévérance

L’histoire d’Infantino et Mosengo dépasse le cadre du sport. Elle symbolise la force de l’amitié, la valeur du travail et la puissance du rêve.
Partis de milieux modestes, les deux hommes ont gravi les échelons grâce à leur détermination et leur amour du football.

« Nous n’avons peut-être pas tous les talents d’un Samuel Eto’o, mais nous avons la responsabilité de donner des opportunités à tous les enfants d’Afrique », a conclu Infantino, appelant à une solidarité concrète entre les dirigeants du continent.

Un symbole fort pour l’Afrique

Cet hommage à Kinshasa a été plus qu’un simple moment protocolaire : il a incarné un retour aux sources chargé de sens, une reconnaissance du mérite et une célébration de l’excellence africaine.

Entre amitié, respect et engagement, Gianni Infantino et Véron Mosengo symbolisent une génération de dirigeants qui croient en un football africain fort, inclusif et porteur d’avenir.

Jolga Luvundisakio