Quelques heures après son appel solennel à la responsabilité et à la cohésion nationale, lancé ce lundi 2 juin, Martin Fayulu a reçu une réponse inattendue : la Présidence de la République salue son patriotisme et se dit disposée à le rencontrer pour « sauver la République de la prédation ».
Il s’agit d’un signal d’ouverture politique envoyé par Félix Tshisekedi, par l’intermédiaire de sa porte-parole Tina Salama, dans un contexte marqué par de vives tensions liées à la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Vers une rencontre inédite entre anciens rivaux ? Tout porte à croire que le climat politique évolue vers un sursaut de dialogue national, que Martin Fayulu appelle de ses vœux depuis plusieurs mois.
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux ce même lundi 2 juin, Fayulu a qualifié la situation actuelle de l’une des périodes les plus sombres de l’histoire de la RDC. Il a tiré la sonnette d’alarme sur le risque imminent de balkanisation du pays, en raison de l’insécurité persistante et de l’activisme de groupes armés dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ces régions sont en grande partie sous le contrôle du groupe rebelle Alliance Fleuve Congo/M23, soutenu par le Rwanda.
Assiyah Tshamunyongue
