13 janvier 2026

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a dénoncé ce lundi une « nouvelle offensive » des Forces de défense du Rwanda (RDF) dans l’axe Kamanyola – Uvira, évoquant une dégradation rapide de la situation sécuritaire et humanitaire. Selon Kinshasa, l’usage de drones kamikazes aurait causé des pertes civiles importantes et violé le cessez-le-feu ainsi que les engagements pris dans le cadre de l’Accord de Washington parrainé par le président américain Donald J. Trump.

Le communiqué signale une centaine de morts, plus de 200 000 nouveaux déplacés et des infrastructures civiles touchées, tandis que des milliers d’habitants d’Uvira se retrouvent piégés par les combats. Le Gouvernement met en garde contre un risque d’embrasement régional, accusant le M23 de mener l’offensive avec le soutien du Rwanda.

S’appuyant sur une déclaration du Groupe de contact international attribuant la responsabilité de la reprise des hostilités au Rwanda et au M23, Kinshasa appelle à des sanctions et à des mesures contraignantes pour garantir l’application de l’accord de paix, tout en reprochant au président Paul Kagame d’avoir « tourné le dos » à cet accord une semaine après l’avoir signé.

La RDC exhorte les facilitateurs des processus de Washington et de Doha à mobiliser tous les outils diplomatiques possibles pour stopper les hostilités et éviter l’effondrement du cadre de paix, et appelle le Conseil de sécurité de l’ONU à agir pour protéger les civils et mettre fin au soutien extérieur aux groupes armés.

Le Gouvernement conclut en réaffirmant son engagement envers les accords signés et son droit à la sécurité, à la défense de sa population et à la protection de l’intégrité de son territoire.