16 février 2026

Face à la montée des tensions dans l’Est du pays, exacerbée par l’activisme du groupe rebelle AFC/M23, un discours à caractère communautaire prend de l’ampleur au sein de l’opinion publique. Certaines voix évoquent une prétendue marginalisation des militaires originaires du Katanga par le pouvoir en place. Une rumeur que les autorités militaires jugent dangereuse, car elle menace la cohésion nationale et l’unité des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Pour mettre fin à ces allégations, le porte-parole des FARDC, le général-major Sylvain Ekenge, est intervenu lors d’un plateau spécial diffusé sur la RTNC. Il a fermement rejeté toute lecture communautaire des récentes interpellations d’officiers au sein de l’armée.

« Les actes d’indiscipline ou de trahison relèvent de la responsabilité individuelle. Aucun militaire ne sera jugé en fonction de son origine, mais bien sur la base de ses actes. L’armée congolaise est républicaine et unie », a-t-il déclaré.

Réagissant aux rumeurs véhiculées sur les réseaux sociaux, le général Jean-Claude Kifwa a également démenti toute interpellation à son encontre.

« Les réseaux sociaux sont des espaces sans frontières ni censure. Je suis surpris d’apprendre que j’aurais été arrêté pour une affaire dont j’ignore tout. Je suis un homme libre, et ma présence ici n’a pour but que de présenter mes civilités à mon chef », a-t-il affirmé.

Et d’ajouter :

« L’armée est une grande muette. On ne peut pas se laisser emporter par des spéculations. Tous ceux qui cherchent à semer la division au sein de nos rangs n’ont pas leur place dans notre corporation. »

Un communiqué officiel est attendu dans les prochains jours pour clarifier la position des FARDC et réaffirmer leur engagement en faveur de la cohésion, de la loyauté et du respect de la hiérarchie, au service du peuple congolais.

Aaron Kanku