11 mai 2026

Interpellé dans la matinée du samedi 18 octobre 2025 à l’aéroport international de Ndjili, à Kinshasa, par des agents de la Direction générale de migration (DGM) et de l’Agence nationale de renseignement (ANR), l’opposant politique Seth Kikuni a été libéré en soirée, après plusieurs heures d’audition.

Selon le député national Claudel Lubaya, qui a suivi de près le dossier, “M. Kikuni a été auditionné dans la journée avant de recouvrer sa liberté dans la soirée.” Toutefois, les motifs exacts de cette interpellation n’ont pas été officiellement communiqués par les autorités.

D’après ses proches, le passeport du président du parti Piste pour l’Émergence demeure confisqué par la DGM, et il pourrait encore être entendu par la DEMIAP dans les jours à venir.

Cette arrestation, jugée arbitraire par plusieurs figures de l’opposition, a suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux et au sein de la classe politique. Pour nombre d’observateurs, cet incident illustre un climat politique tendu et une pression croissante sur les voix dissidentes. “La peur aurait-elle changé de camp ?”, s’interrogent certains militants, estimant que la réaction rapide des médias, des députés et de la société civile a pesé dans la libération de l’opposant.

Pour rappel, Seth Kikuni revenait du conclave de l’opposition organisé à Nairobi les 15 et 16 octobre, qui avait abouti à la création d’une nouvelle plateforme politique, “Sauvons le Congo”, initiée par l’ancien président Joseph Kabila.

Assiyah Tshamunyongue