23 janvier 2026

‎‎Le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a annoncé la suppression définitive d’une perception jugée «illégale» de 10 dollars américains par tonne sur les productions agricoles destinées à l’exportation. La mesure vise à assainir les pratiques dans le secteur et à améliorer le climat des affaires en République démocratique du Congo (RDC).‎‎

Selon un communiqué officiel publié samedi et consulté ce dimanche par l’agence congolaise de presse, cette taxe était prélevée par l’Office congolais de contrôle (OCC), représentant entre 150 et 300 dollars par camion transportant des produits agricoles à l’export. Une pratique dénoncée à plusieurs reprises par l’Association des exportateurs de cacao-café et par la Fédération des entreprises du Congo (FEC), notamment dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu.‎‎

Le ministre justifie cette décision par la volonté de mettre fin aux tracasseries qui freinent la compétitivité des exportateurs congolais. Elle s’inscrit également dans la dynamique de la RDC, qui a récemment ratifié l’Accord de facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).‎‎

Parallèlement, le directeur général de l’OCC a été sommé de fournir, dans un délai de sept jours, des explications sur le maintien de cette taxe malgré son abrogation formelle par le ministre du Commerce extérieur dans une lettre datée du 7 février 2024.‎‎

Cette suppression est perçue comme un signal fort du gouvernement en faveur d’un environnement économique plus transparent et compétitif, dans un pays qui cherche à diversifier ses exportations au-delà des ressources minières.

‎Nervy Kadiebue