8 février 2026

Depuis le Palais de la Nation, à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux au corps diplomatique, ce samedi 31 janvier 2026, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a clarifié sa position sur la tenue de la table ronde tant attendue, réaffirmant son ouverture à un dialogue national inclusif.

Tout en se disant disposé au dialogue, le Chef de l’État a toutefois tracé plusieurs lignes rouges infranchissables :

  1. Souveraineté totale
    Les discussions devront se tenir exclusivement sur le sol congolais, à l’abri de toute ingérence étrangère.
  2. Sanctuarisation des institutions
    Il n’est pas question de remettre en cause les acquis issus du suffrage universel.
  3. Justice avant tout
    Exclusion catégorique des auteurs de crimes de guerre et refus de toute tentative de « légitimation de l’agression ».

« Notre main reste tendue pour une paix véritable, mais la justice suivra son cours », a martelé le Président de la République.

Dans son adresse, Félix Tshisekedi a également insisté sur le fait que :

« Le dialogue interne, aussi nécessaire soit-il, ne saurait tenir lieu de substitut aux obligations internationales. Il ne peut être invoqué pour relativiser une agression, ni pour diluer des responsabilités établies. Comme je l’ai rappelé lors de mon dernier discours sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en Congrès, la justice suivra son cours normal, avec rigueur, jusqu’au bout et sans complaisance, afin d’honorer la mémoire de celles et ceux injustement tombés du fait de l’agression. »

En République démocratique du Congo, plusieurs confessions religieuses parlent désormais d’une même voix sur les pistes de sortie de crise dans l’Est du pays, marqué par l’agression rwandaise à travers la rébellion de l’AFC/M23.

« Si ce dialogue devait se tenir, il se déroulerait sur le sol national et serait conduit et organisé par les institutions de la République, dans le strict respect de la Constitution, des lois de la République et des règles démocratiques qui fondent notre pacte national », a réaffirmé Félix Tshisekedi.

Cependant, depuis ces déclarations, les actes attendus du Chef de l’État tardent encore à se concrétiser. Sur la scène internationale, les initiatives diplomatiques progressent sur le papier, mais peinent à produire des résultats tangibles sur le terrain, dans un contexte de tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali, ainsi qu’entre Kinshasa et l’AFC/M23.

Assiyah Tshamunyongue