Alors que le monde s’engage dans la campagne « Octobre rose » pour intensifier la sensibilisation au cancer du sein, la rédaction de Cumulard.cd est allée à la rencontre de femmes issues de divers horizons professionnels. Objectif : prendre la mesure d’un combat qui concerne autant les femmes que les hommes.
Si chacune s’exprime depuis son domaine d’expertise, toutes unissent leurs voix pour proposer des pistes concrètes afin d’aider les femmes à mieux faire face à cette maladie.
Pour Sylvie Meya, journaliste à Top Congo FM, le lancement d’une campagne consacrée à un sujet aussi sensible était primordial : « Depuis des décennies, les femmes sont exposées au risque de cancer du sein. Il était donc essentiel de lancer cette initiative afin de permettre à tous de mesurer les risques auxquels elles sont confrontées. Consacrer un mois entier à cette cause permet de rappeler ces enjeux et de trouver des solutions pour prévenir la maladie et réduire le nombre de victimes à l’avenir. »

Icône du journalisme sportif, celle que l’on surnomme « Madre » n’oublie pas le monde du sport, un vecteur de sensibilisation incontournable : « Pour vulgariser ce message dans le milieu sportif car cette lutte concerne tout le monde , il faudrait envisager l’organisation de séminaires, d’ateliers et de journées portes ouvertes. Cela permettrait d’expliquer à chacun le sens profond de ce combat. »

De son côté, June Mobunga, diplômée de l’UNISIC, souligne également l’importance de cette campagne : « Octobre rose est une initiative capitale. Elle permet de sensibiliser la population au cancer du sein, à l’importance du dépistage précoce et aux moyens de prévention. C’est aussi l’occasion d’apporter un soutien précieux aux femmes touchées par cette maladie. »
Se faire dépister peut contribuer à détecter plus tôt d’éventuelles anomalies, rappelle Grandisse Kalomba, étudiante à l’Université pédagogique nationale : « Je leur conseillerais d’effectuer ce dépistage, qui reste un geste clé de prévention permettant de détecter d’éventuelles anomalies à un stade précoce. Il vaut mieux accorder quelques minutes à un examen que de découvrir la maladie trop tard. »

Elle adresse également un message de solidarité aux personnes touchées : « Je tenais à leur dire qu’elles ne sont pas seules et qu’elles peuvent se faire accompagner par un professionnel de santé ou une personne de confiance. »
L’Église, acteur clé de l’éducation sociale, doit elle aussi s’emparer de cette campagne pour rappeler à la communauté que « la quête du salut spirituel n’exclut pas la prise en compte des défis de santé », estime la servante de Dieu Joyce Dembo.

L’Etat qui est un acteur majeur dans cette campagne a l’obligation de faire parvenir l’information partout pense Nicolange Mboma de l’UCC: « Je souhaite que l’État renforce la sensibilisation dans tout le pays, surtout dans les milieux où l’information et les soins sont difficiles d’accès».

Enfin, la presse est appelée à jouer un rôle charnière dans cette mobilisation. Emmanuelle Ntete insiste sur la responsabilité des médias : « Les rédactions doivent privilégier une information fiable, pédagogique et régulière. Il faut donner la parole aux professionnels de santé, aux patients et aux acteurs de la prévention, tout en évitant le traitement alarmiste ou les informations non vérifiées. »

À travers ces témoignages, l’importance d’une action menée avec rigueur apparaît nettement : la prévention et le dépistage peuvent favoriser une prise en charge plus précoce, tandis qu’un accompagnement adapté peut réconforter celles qui sont déjà touchées.
Dan Bonganga
