Le marathon des éliminatoires pour la 36ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des nations ( Can) organisée conjointement par l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie a débuté ce mois de septembre 2026. Cependant, la fête est gâchée pour plusieurs sélections contraintes de jouer loin de leurs bases, faute d’infrastructures aux normes.

Environ douze nations africaines ne disposent actuellement d’aucun stade homologué pour accueillir des rencontres internationales. Plus paradoxal encore : certaines équipes choisissent de recevoir leurs adversaires… sur le terrain de leurs propres concurrents de groupe.
Si la RDC échappe pour l’instant à cet exil forcé, les Léopards joueront néanmoins deux de leurs trois matchs à l’extérieur sur terrain neutre : la Sierra Leone a effet élu domicile au Maroc, tandis que la Guinée équatoriale s’est réfugiée au Cameroun.
Cette sempiternelle crise des infrastructures altère le déroulement de la compétition et remet directement en cause l’équité sportive à l’image de la Somalie qui recevait récemment la Côte d’Ivoire… à Abidjan. Les exemples de ce type tendent malheureusement à se multiplier.

Pourtant, la Confédération africaine de Football (Caf) a nettement durci le ton, exigeant des standards stricts pour l’organisation de ses matchs. Mais face à cette rigueur, plusieurs fédérations manquent cruellement d’accompagnement de leurs gouvernements pour financer la modernisation des enceintes sportives.
Pendant ce temps, le calendrier suit son cours. Lors de la prochaine trêve internationale de novembre, d’autres nations devront une fois de plus solliciter l’hospitalité de leurs voisins pour pouvoir jouer.
Par le passé, la RDC sous Florent Ibenge, a vu la Sierra Leone recevoir les Congolais au stade TP Mazembe à Lubumbashi. Mais à l’époque, le problème majeur était la maladie à virus Ebola qui sévissait au Sierra-Leone et en Afrique de l’Ouest.
Les Léopards avaient battu les Lone Star sur le score de 2-0.
Dan Bonganga
