Ces scandales de mauvaise gestion des voyages des supporters sous la direction de Didier Budimbu montrent un sérieux problème d’organisation et de planification au sein du ministère des Sports. L’incapacité à assurer le bon déroulement des déplacements des supporters nuit non seulement à l’image du pays, mais aussi au moral des Léopards, qui comptent sur le soutien de leurs fans lors des matchs à l’extérieur.
- Les supporters des Léopards, qui devaient se rendre en Mauritanie pour assister au match de la 6e journée ce mardi 25 mars, ont bien atterri dans le pays. Cependant, en raison de l’absence de visas, ils sont restés bloqués à Aéroport International Nouakchott et n’ont jamais pu atteindre le Stade Municipal de Nouadhibou.
- Ce n’était pas la première fois qu’une telle désorganisation survenait. Lors du match contre l’Éthiopie, joué en Tanzanie, les supporters sont arrivés le jour même de la rencontre et n’ont pu rejoindre le stade qu’à la mi-temps.
- Une situation similaire s’est produite en Côte d’Ivoire lors du match contre la Guinée, où les supporters congolais sont également arrivés au stade avec un retard considérable, ne rejoignant les tribunes qu’à la mi-temps.
- Pour ne rien arranger, lors du match contre le Tchad dans le cadre des éliminatoires du CHAN, le ministère avait affrété un avion de la compagnie Congo Airways pour transporter les supporters pour la Côte d’Ivoire. Cependant, l’appareil n’ayant pas reçu l’autorisation de survol, le voyage a été annulé, laissant les supporters bloqués à l’aéroport de Ndjili. En guise de compensation, un membre du cabinet leur a distribué 50 dollars chacun pour leur transport.

Le fait que des supporters soient bloqués à l’aéroport faute de visas ou qu’ils arrivent au stade à la mi-temps révèle un manque flagrant de préparation. Quant à l’affaire de l’affrètement d’un avion sans autorisation de survol, c’est une erreur de gestion inacceptable qui reflète une légèreté troublante dans la prise de décisions.

Enfin, les accusations de favoritisme dans la distribution des primes de voyage ajoutent une dimension de népotisme et de manque de transparence. Si ces allégations sont fondées, elles méritent une enquête approfondie pour responsabiliser les coupables et éviter que ces erreurs ne se reproduisent.
Jolga Luvundisakio
