14 mars 2026

Des activistes issus de plusieurs mouvements citoyens de Kinshasa ont annoncé l’organisation d’une marche pacifique ce jeudi 12 février 2026 dans la capitale rd-congolaise. Baptisée « Sauvons Kinshasa », cette mobilisation vise à dénoncer la dégradation des conditions de vie dans la ville, notamment l’insalubrité, l’insécurité, la hausse des prix des transports en commun et les embouteillages chroniques.

Selon les organisateurs, cette initiative citoyenne est motivée par ce qu’ils qualifient d’inaction des autorités provinciales face aux multiples problèmes qui rendent Kinshasa de plus en plus invivable. Les activistes pointent notamment les inondations récurrentes, la crise environnementale et sanitaire, l’insécurité persistante — marquée par le phénomène Kuluna — ainsi que la congestion permanente du trafic urbain.

Ils expliquent qu’après chaque pluie, la circulation devient quasiment impossible, aussi bien pour les piétons que pour les automobilistes. De nombreuses avenues se transforment en véritables rivières, paralysant la mobilité urbaine et exposant la population à des risques accrus d’insécurité, d’insalubrité et à l’augmentation arbitraire des tarifs de transport.

L’insalubrité constitue l’un des principaux motifs de cette contestation. Les mouvements citoyens dénoncent une mauvaise gestion des déchets, estimant que l’accumulation des immondices empêche le bon écoulement des eaux de pluie et favorise une crise sanitaire et environnementale. Plusieurs dépotoirs improvisés sont signalés sur des artères majeures de la ville, notamment aux croisements des avenues Lopori, Bongandanga, Maringa et Prince Kasa-Vubu, Maringa et Gambela, Kisielele, Ngongo Lutete Lungueni, Mabeka et Pierre Mulele (ex-24 Novembre), entre autres. « Les avenues de Kinshasa ne sont pas des dépotoirs », martèlent les organisateurs.

À ces difficultés s’ajoutent les embouteillages persistants, particulièrement aux heures de pointe, entre 7h et 9h ainsi qu’entre 15h et 17h, aggravés par la multiplication des chantiers routiers à travers la ville. Une situation qui complique davantage le quotidien des Kinois.

Les activistes dénoncent également le non-respect des tarifs officiels des transports, pourtant fixés par l’Hôtel de ville. La hausse des prix est devenue, selon eux, une pratique courante, sans contrôle effectif des autorités compétentes, au détriment de la population.

Face à cette situation, les mouvements citoyens affirment vouloir « dire non, trop c’est trop ». Ils annoncent leur détermination à descendre dans la rue pour exiger la démission du gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, estimant que la capitale mérite une gouvernance plus efficace et plus proche des préoccupations de la population.

« Kinshasa traverse un moment de disette », ont déclaré Kasongo Ilunga et d’autres activistes, appelant les autorités à prendre des mesures urgentes et durables pour améliorer les conditions de vie dans la capitale.

La marche « Sauvons Kinshasa » se veut, selon ses initiateurs, une action citoyenne pacifique destinée à interpeller les décideurs et à exiger des solutions concrètes face aux défis majeurs auxquels est confrontée la ville.

Paulin Arama