Créé à l’issue du conclave tenu à Nairobi du 14 au 15 octobre autour de l’ancien président Joseph Kabila, le mouvement « Sauvons la RDC » a fait sa première apparition publique ce vendredi à Kinshasa, au cours d’une conférence de presse visant à présenter ses objectifs et sa vision pour l’avenir du pays.
Selon son porte-parole, Seth Kikuni, ce mouvement citoyen est né de la volonté de plusieurs Congolais de « mettre fin à la tyrannie » et de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national. Le président du parti Piste pour l’émergence a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas uniquement d’une coalition contre le président Félix Tshisekedi, mais d’un cadre de réflexion et d’action collective face à la crise multiforme que traverse la République démocratique du Congo.
« Il s’agit d’une vision commune, nous avons parlé RDC à Nairobi. Nous avons proposé des solutions pour mettre fin à cette crise et nous sommes convenus d’une convergence. Ce n’est pas simplement un front contre Tshisekedi », a précisé Seth Kikuni.
Présent à ses côtés, Aubin Minaku, vice-président du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), a souligné que « Sauvons la RDC » est avant tout un mouvement démocratique. « Il s’agit d’un mouvement des Congolaises et des Congolais qui pensent que c’est par une démarche démocratique qu’ils vont corriger la situation du pays. Pour eux, la voie, c’est le dialogue inclusif, comme l’ont déjà prôné la CENCO et l’ECC », a-t-il affirmé.
L’ancien président de l’Assemblée nationale a également insisté sur l’urgence d’un dialogue national sous l’égide des Églises catholique et protestante, afin de préparer les prochaines élections prévues pour 2028. « C’est une démarche des démocrates, pas des terroristes. Nous voulons sortir le pays du bourbier actuel et mettre fin à la crise de légitimité. Les élections de 2028 sont un impératif pour tous les Congolais », a déclaré Minaku.
Le mouvement « Sauvons la RDC » a profité de cette première sortie médiatique pour dévoiler son agenda, annonçant dans les prochains jours le lancement de campagnes de communication, de manifestations publiques et d’une offensive diplomatique à l’international afin de faire entendre sa vision et rallier d’autres forces politiques et citoyennes à sa cause.
