2 juin 2026

La ville de Kinshasa fait face depuis plusieurs années à divers maux. Difficile de les citer tous tant la liste n’est pas exhaustive. Ainsi, le Gouvernement est sorti de l’ordinaire en mettant en place une Task Force chargée de lutter contre l’insalubrité et le désordre sur nos routes.Cette structure inédite est placée sous la direction du Lieutenant-Général Kasongo Kabwik, Commandant du Service national (SN). Il va véritablement faire face aux douze travaux d’Hercule (imposés par son vieil ennemi, Eurysthée dans la mythologie grecque avec au passage l’oracle de Delphes, en vue d’expier la faute d’avoir tué sa femme et ses fils) de cette agglomération de plus de 12 millions d’habitants qui a perdu sa belle robe d’antan.

La ville dirigée par le gouverneur Daniel Bumba reste encore et toujours plongée dans un capharnaüm ambiant: du matin, en passant par l’après-midi jusqu’au soir y compris la nuit. Plusieurs opérations initiées par des gouverneurs n’ont aucun résultat escompté pour Kinshasa jadis La belle qui devient la poubelle.

La métropole congolaise est minée par divers défis auxquels les différents dirigeants de la ville n’ont pas été à mesure d’apporter un début de solution. Il s’agit particulièrement des montagnes de déchets et des ordures ménagères dressées à travers les routes, l’occupation anarchique des espaces publics, les pollutions sonores.

Pas que ça la dégradation de l’environnement due entre autres aux constructions anarchiques, l’incivisme des chauffeurs des taxis, taxis -bus et des motards, la délinquance juvénile, le banditisme urbain en tête, le phénomène kuluna, accentué ces derniers temps avec les braquages, les enlèvements, etc…

S’agissant des pollutions sonores provoquées par les débits de boisson et les églises dites de réveil disséminées vaille que vaille à travers la ville, les différentes mesures et mises en garde des autorités n’ont abouti à rien, faute de manque de suivi et de sanctions à l’endroit des récalcitrants.

      La véritable jungle sur les routes, vivement la fin de la bouillabaisse 

Sur nos routes c’est une véritable jungle où les chauffeurs et les motocyclistes se comportent à leur guise. Combien de fois a-t-on interdit aux motocyclistes de circuler dans la commune de la Gombe ? Combien de fois a-t-on interdit aux conducteurs des taxis, taxis -bus de pratiquer le système de demi- terrain ?

Quel est ce conducteur qui respecte les tarifs officiels fixés par l’autorité urbaine ? Les chauffeurs de remorques et de poids lourds, tiennent-ils compte des heures de circulation leur imposées par l’Hôtel de Ville ? Face à cette indiscipline notoire de certains Congolais, seule la manière forte peut permettre de mettre fin à la bouillabaisse.

Cependant, toutes les initiatives mises en place n’ont pas permis à la capitale de sortir du gouffre. On dirait que plus des stratégies ont été montées, plus la situation ne faisait qu’empirer.
On sentait que Kinshasa souffrait véritablement d’un manque de leader visionnaire et novateur. C’est avec raison que beaucoup de Kinois ont applaudi de deux mains cette nouvelle approche qui, espèrent-ils, va redonner à la capitale sa vigueur d’antan.

KGB Nesta