Le président du FC Les Aigles du Congo, Vidiye Tshimanga, a réaffirmé sa détermination à poursuivre toutes les voies de recours dans le dossier opposant son club au TP Mazembe au sujet de la qualification du joueur Chadrack Bingi Belo. Lors d’un point de presse organisé ce jeudi à l’Académie des Aigles du Congo, le dirigeant a dénoncé le silence de la Linafoot et de la FECOFA, tout en annonçant qu’il était prêt à porter l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) si nécessaire.
Au cœur du litige figure une interrogation que le président des Aigles qualifie de fondamentale : Chadrack Bingi Belo disposait-il d’une licence valide au moment de disputer le championnat ? Selon Vidiye Tshimanga, son club a officiellement saisi la Linafoot et adressé une demande de clarification à la FECOFA afin d’obtenir une réponse sur la situation administrative du joueur.
« Aujourd’hui, nous attendons que la FECOFA travaille pour nous éclairer sur ce dossier », a-t-il déclaré devant la presse.
Le dirigeant affirme fonder sa démarche sur des déclarations attribuées au manager général du TP Mazembe, Frédéric Kitenge Kikumba, qui aurait reconnu, lors d’un direct diffusé sur le réseau social X, que le joueur ne disposait pas d’une licence. Pour Vidiye Tshimanga, cette situation, si elle est avérée, constitue une violation des règlements sportifs.
« Les règlements sont clairs : avant de participer à un championnat ou à un match, un joueur doit être titulaire d’une licence », a-t-il insisté.
Le président des Aigles du Congo estime que la Linafoot n’a pas répondu à la véritable préoccupation soulevée par son club et regrette le manque de clarté des instances nationales dans le traitement du dossier.
Sur le plan procédural, le club indique avoir déjà interjeté appel. En cas de décision défavorable, Vidiye Tshimanga annonce qu’il utilisera tous les recours prévus par les textes.
« Nous irons jusqu’au bout de la procédure parce que c’est notre droit. Si nous ne sommes pas rétablis au niveau national, nous saisirons les instances internationales, notamment le Tribunal arbitral du sport », a-t-il prévenu.
Au-delà du dossier Bingi Belo, le président des Aigles du Congo a également critiqué la gestion du championnat par la Linafoot. Il reproche au comité dirigé par Timothée Menayame d’avoir programmé des rencontres décisives des play-offs à des dates différentes, estimant qu’elles auraient dû être disputées simultanément afin de garantir l’équité sportive.
« Ce n’est pas parce que nous avons soutenu cette Linafoot et la FECOFA que nous allons tout accepter. Nous sommes là pour défendre nos droits. Nous voulons un véritable changement », a-t-il déclaré.
Dans une formule qui a marqué son intervention, Vidiye Tshimanga a rappelé que les litiges administratifs font également partie de la réalité du football moderne.
« Le football se joue sur le terrain, mais nous avons appris de nos aînés que le football se joue aussi dans les bureaux. On ne peut pas nous empêcher d’utiliser les voies de droit lorsque nous estimons que nos intérêts sont lésés », a-t-il conclu.
L’affaire Bingi Belo demeure en examen devant les instances compétentes et pourrait connaître de nouveaux développements dans les prochaines semaines. Une éventuelle saisine du Tribunal arbitral du sport pourrait avoir des conséquences sur les décisions prises à l’issue de la saison écoulée.
Jolga Luvundisakio
